Études sur les Travaux publics – Les Chemins de fer vicinaux PDF

Le développement de la voie ferrée en France repose en grande partie sur une forte volonté politique de l’État dans les orientations choisies et les moyens mis en œuvre. Cependant, c’est l’initiative privée qui est à l’origine des premières lignes et l’État intervient tardivement pour organiser ce secteur d’activité et créer les règles et normes nécessaires en termes économiques et de sécurité. Études sur les Travaux publics – Les Chemins de fer vicinaux PDF ailleurs la France a longtemps possédé un important réseau secondaire, en différents écartements, généralement créé à l’initiative des départements, et exploité par des compagnies privées.


On s’accorde à reconnaître que les voies de communication sont ce qu’il y a de plus important pour une contrée où le commerce et l’industrie ont acquis quelque activité. De là le grand intérêt qu’elles inspirent en notre pays et les sacrifices que les populations s’imposent volontiers pour les étendre. On reconnaît encore que de toutes les voies qui servent aux transports, routes, canaux, railways, ce sont ces derniers qui présentent les avantages les plus réels. Les chemins de fer, en effet, comportent pour les voyageurs une vitesse supérieure ; pour les marchandises, ils abaissent le coût du transport au tiers du tarif des routes de terre ; enfin les canaux ne leur sont préférables que pour les matières lourdes et encombrantes de certaines grandes industries ; Par malheur le prix d’établissement d’une voie ferrée serait toujours prodigieusement élevé, si l’on n’en jugeait que d’après le prix de revient kilométrique des grandes lignes qui ont été construites depuis vingt-cinq ans ; mais on a pensé qu’en certaines localités du moins la dépense première de construction pourrait être réduite à un taux bien moindre, grâce à de sages tolérances dans le tracé et l’exécution des travaux. On a imaginé de plus qu’il serait moins difficile de réunir les fonds nécessaires, si considérable que la dépense fût encore, en faisant appel au concours simultané de tous les intéressés ; enfin on a jugé que le réseau ferré, au lieu de ne desservir que des grandes lignes où le trafic local s’efface presque en comparaison du transit, pénétrerait grâce à de nouvelles combinaisons économiques jusque dans les contrées qui ne peuvent l’alimenter que par leurs ressources propres. De là est venue l’idée d’assimiler, au point de vue légal et administratif, les chemins de fer dont il s’agit aux chemins vicinaux et de leur appliquer le bénéfice de la loi du 21 mai 1836, qui a donné aux départemens et aux communes de puissans moyens d’exécuter des travaux de ce genre. Il est peut-être à propos de rappeler d’abord les dispositions principales de cette loi et les résultats qui en sont sortis.

Depuis 1937, la majeure partie du réseau ferroviaire est exploitée par la Société nationale des chemins de fer français : la SNCF. Train impérial vers 1854 sous Napoléon III. 1814, l’ingénieur en chef des mines Pierre Michel Moisson-Desroches adresse à Napoléon un mémoire intitulé : Sur la possibilité d’abréger les distances en sillonnant l’empire de sept grandes voies ferrées. 7 juin 1826 : la ligne de Saint-Étienne à Lyon, 58 km, est concédée aux frères Seguin.

7 avril 1830 : concession à perpétuité du Chemin de fer d’Épinac à Pont d’Ouche, au profit de la Compagnie des houillères et du chemin de fer d’Épinac. 24 août 1837 : inauguration de la ligne Paris – Saint-Germain-en-Laye. Compagnie du même nom créée en 1838 par l’ingénieur Fortuné de Vergès, sur un projet de 1835 du notaire Louis Godinet. 21 octobre 1838 : inauguration de la ligne Abscon – Saint Waast concédée à perpétuité le 24 octobre 1834.

Chemin de fer à caractère industriel long de 15 km exploité par Compagnie des mines d’Anzin jusqu’à sa nationalisation en 1946. Il reprend l’essentiel du mémoire de Pierre Michel Moisson-Desroches. Corbeil, d’une longueur de 30,250 km, par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, depuis la gare de Paris-Austerlitz, en suivant la rive gauche de la Seine. La présence de nombreux moulins le long de la rivière Essonne à Corbeil et de magasins à grains, avait justifié l’intérêt de cette ligne. 8 mai 1842, accident de Meudon, première catastrophe ferroviaire en France. 1er août 1842, premier bureau ambulant sur la ligne de chemin de fer de Strasbourg à Bâle.