Atlas de l’Allemagne, années 1989-1999 : Société, économie, Etat PDF

L’ensemble des régimes se réclamant du communisme ne constituaient en réalité pas un bloc car, notamment à partir de la rupture sino-soviétique, ils conduisaient leur propre politique qui les amena parfois à s’opposer vivement les uns aux autres. Dans les années 60, la Roumanie et l’Albanie ont pris une relative autonomie vis-à-vis de l’URSS, tandis que atlas de l’Allemagne, années 1989-1999 : Société, économie, Etat PDF Yougoslavie compte au rang des pays non-alignés.


Europe occidentale soumis à l’ exploitation capitaliste . République  populaire ,  socialiste  ou  démocratique , calqué sur celui de l’Union soviétique. Printemps de Prague  et donc du  socialisme à visage humain  qui visait à établir ou rétablir les libertés fondamentales, la souveraineté populaire et un État de droit privait le bloc de l’Est de sa dernière  alternative d’avenir , rendant l’affaiblissement, le délitement et l’effondrement inéluctables. Le passage de l’alliance entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Grande-Bretagne pour vaincre le régime nazi en Allemagne à l’instauration de la guerre froide opposant les démocraties occidentales aux régimes communistes s’est opéré en moins de deux ans. Les évènements décisifs consacrant ce divorce se sont déroulés en Europe, et dans une moindre mesure au Moyen-Orient et en Asie. Staline de reprendre la quasi-totalité des territoires aux marches occidentales de l’empire russe perdus depuis la chute du tsarisme. Moscou en octobre 1944, Churchill et Staline se mettent d’accord sur un partage d’influence dans les Balkans.

L’occupation de tous les pays d’Europe de l’Est et de la partie orientale de l’Allemagne par les armées soviétiques a d’entrée de jeu délimité la frontière entre ce qui allait devenir les blocs de l’Ouest et de l’Est. Entre les pays d’Europe de l’Est, des modifications de frontières importantes vont intervenir se traduisant notamment par une extension vers l’Ouest de l’Union soviétique. Seconde Guerre mondiale, les territoires en gris sont transférés de la Pologne à l’URSS, et ceux en rose de l’Allemagne à la Pologne. Staline en réalité poursuit des objectifs très précis vis-à-vis de l’Europe de l’Est : il veut avant tout mettre en place un glacis qui protège l’URSS de tout risque de tentative de renversement du régime communiste par les Occidentaux. Il veut à tout prix éviter de se retrouver dans la situation de l’URSS des années 1920 qui a dû lutter pour sa survie. Vu de l’URSS, en effet, le pays est encerclé par des pays hostiles. Staline confie à Tito en avril 1945 que  cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social.

Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. La promotion de la révolution socialiste mondiale est en fait moins prioritaire que l’établissement d’une zone d’influence garantissant la sécurité de l’URSS, notamment dans la mesure où Staline est convaincu que les contradictions et affrontements internes au monde capitalisme suffiraient à l’ébranler en profondeur. La supériorité énorme de l’armée soviétique en Europe rend possible sans risque majeur de pousser une politique active de prise de contrôle de l’Europe de l’Est continentale. En parallèle, Staline fait accélérer très fortement le développement de l’arme nucléaire afin de briser le monopole des États-Unis en la matière. C’est pourquoi les responsables communistes tentent de rassurer les peuples en répétant que leur objectif n’est pas de transposer dans leur pays le modèle soviétique, mais d’inventer un socialisme s’inscrivant dans les aspirations nationales légitimes. Selon les accords passés entre les Alliés, un processus démocratique doit permettre à chaque peuple de décider librement le régime politique qu’il souhaite dans chacun des pays dont la souveraineté vient d’être restaurée.