Bibliothèque Historique: Ou, Recueil de Matériaux pour Servir À L’histoire du Temps. V. 6 PDF

Déjà longtemps avant l’invention de l’imprimerie, des manuscrits étaient répandus dans les écoles pour servir de manuels de lecture et de prière. Il est possible que les abécédaires soient un développement des tablettes de cire que bibliothèque Historique: Ou, Recueil de Matériaux pour Servir À L’histoire du Temps. V. 6 PDF’on pouvait effacer et réécrire.


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Mais on ne sait pas quand exactement le premier abécédaire a été fait. Sur de nombreuses stèles, ainsi que sur de petits vases devant servir d’encriers faits par les Étrusques, figurent des abécédaires. On connait aussi des abécédaires de Grande-Bretagne romaine, et de France gallo-romaine. Il existait probablement deux variétés d’abécédaires les plus anciens, produits systématiquement : les uns avec une écriture cursive, pour apprendre à écrire en copiant les lettres, les autres avec des lettres d’imprimerie pour apprendre à lire. Sur les tablettes les plus anciennes ne figurait que l’alphabet.

Credo, qui occupait la partie inférieure de la feuille. Cette variante a presque entièrement pris la place des tablettes précédentes. La plupart du temps, l’alphabet était précédé par une croix. La plupart des abécédaires étaient en bois et munis d’une poignée. Souvent, la poignée était percée d’un trou, afin de pouvoir porter la tablette par une cordelette à la ceinture ou sur le bras. En Europe continentale, la poignée était souvent en haut ou sur le côté, tandis que dans les pays anglophones, elle était dessous. Les textes et illustrations attestent qu’on a longtemps utilisé une petite baguette, un os, une brindille ou autre pour diriger l’attention de l’enfant sur les lettres pendant la leçon.

Ces abécédaires étaient vendus aussi bien par des papetiers que par des colporteurs. On vendait aussi sur les marchés des abécédaires imprimés sur papier, que les mères ou les maîtresses collaient sur des tablettes de bois. Ces abécédaires ont été largement répandus dans certaines parties d’Europe, puis plus tard aussi en Amérique. On a des exemplaires, ou tout au moins des indices de leur existence, en France, Italie, Flandre, Pays-Bas, Allemagne, Bohême, Danemark, Norvège et Suède.

On rapporte aussi l’existence de tablettes kurdes et mexicaines. Contrairement aux hornbooks anglais, très peu d’abécédaires continentaux nous sont parvenus. Copie d’un manuscrit de Sacrobosco, v. Une des formes répandues en Allemagne, Bohême, Suède, Norvège et Danemark. Dans le domaine anglophone, une mince couche transparente de corne maintenue par des bandes et des clous métalliques recouvrait le papier collé sur la tablette, pour le protéger de l’usure et de la salissure. Angleterre et de l’Amérique, où les premiers immigrants les ont apportés d’Europe, sans les fabriquer eux-mêmes. L’utilisation de la corne comme matière première remonte à longtemps dans l’histoire de l’humanité.