C’était Marguerite Duras T.2 (Documents) PDF

Please forward this error screen to cloud1. Cette question semble ainsi obnubiler un ministre qui n’a visiblement pas d’autres préoccupations c’était Marguerite Duras T.2 (Documents) PDF importantes, c’est dire si la France va bien et est admirablement gérée. Comme d’habitude, on oublie de se tourner vers le droit, qui a pourtant des éléments de réponse.


Après-guerre, Marguerite Duras vit avec son ancien mari Robert Antelme et son compagnon Dionys Mascolo, le père de son fils Jean. Le trio accueille, rue St Benoît, des amis communistes: Edgar Morin, Maurice Blanchot, Elio Vittorini. Exclus du PCF, opposés à la prise du pouvoir par de Gaulle en 1958, Antelme, Morin et Mascolo écrivent le Manifeste des 121 que signe Marguerite. Tous soutiennent le FLN. Un Barrage contre le Pacifique, le « roman de la mère », est une manière pour Duras d’en finir avec la famille. La vente des droits cinématographiques lui permet d’acheter une maison. C’est le début de la notoriété et de son incursion dans le cinéma (carrière mondiale du film Hiroshima mon amour, co-écrit avec Alain Resnais, l’adaptation de Moderato Cantabile par Peter Brook) et dans le théâtre avec notamment Miracle en Alabama. Après une nouvelle rupture en 1964, Marguerite sombre dans l’alcoolisme et peine à écrire. Elle se consacre alors au cinéma, soutient les immigrés, les réfugiés politiques chiliens et les féministes. En 1980, un ultime compagnon entre dans sa vie: Yann Andréa. Duras s’impose avec L’Amant, Goncourt 1984, et une forte présence médiatique (nombreux articles dans Libération, dont ceux controversés sur l’affaire Villemin, et une série d’entretiens avec Mitterrand en 1986). Elle s’éteint en mars 1996. Dans cette biographie riche d’inédits et d’entretiens, Jean Vallier dresse le portrait passionnant d’un écrivain mondialement reconnu, qui fut aussi une militante engagée. Il nous révèle une femme qui ne fut peut-être pas tout à fait celle qu’elle prétendit être à travers ses romans.

C’est là que sont définies les conditions très strictes de l’acquisition de la nationalité. Je rassure toutefois notre ministre bien-aimé, le droit se contente en fait de dire qui est français, pas ce que c’est. Le droit est en effet une matière bien trop sérieuse pour perdre son temps avec des questions qui n’ont pas vraiment de réponse, puisque chacun a la sienne et qu’aucune ne peut prétendre être la bonne. Ce sont les Français d’origine, ainsi appelés car ils sont français dès l’instant de leur naissance, sans avoir rien demandé à personne. Mes lecteurs les plus sagaces auront tout de suite vu la difficulté : le problème n’est pas réglé, il n’est que transféré à la génération précédente.

Un mot sur la possession d’état, notion importante, à tel point que le législateur s’est abstenu de la définir. Comme vous le voyez et contrairement à une légende colportée par le Front national, le seul fait de naître en France ne suffit pas à conférer la nationalité française. Le droit du sol existe, mais pour faire effet dès la naissance, il faut que ce soit un double droit du sol : être né en France d’un parent lui-même né en France. La deuxième catégorie est celle des Français par acquisition. Non, ce ne sont pas les descendants d’esclaves achetés pour les colonies, ce sont les Français qui ne sont pas nés Français mais le sont devenus par la suite. Viennent ensuite les conjoints du président de la République, qui bénéficient d’une procédure médiatique à effet immédiat. Aucun article de loi ne prévoit cela, mais depuis quand la loi s’applique-t-elle au plus haut du pouvoir ?

Français le jour de ses 18 ans l’enfant né en France de parents étrangers qui réside en France le jour de ses 18 ans, et qui y a résidé au moins 5 ans, de manière continue ou non, depuis ses 11 ans. Qu’une seule condition défaille, et il n’y a pas d’acquisition de la nationalité. Dans ce dernier cas, il est réputé n’avoir jamais été français. France de parents étrangers peut anticiper cette acquisition par déclaration : soit lui-même à partir de ses seize ans, soit ses parents en son nom à partir de ses treize ans.

Dans ce dernier cas, la condition de 5 ans de résidence court à compter de ses 8 ans. La loi permet à des étrangers se trouvant dans certaines situations précises d’obtenir la nationalité par déclaration. Il s’agit d’abord des mineurs adoptés par des Français, recueilli légalement par des Français depuis 5 ans, ou l’Aide Sociale à l’Enfance depuis 3 ans, ou par un organisme agréé qui lui a permis de suivre un enseignement en France pendant 5 ans. Cela recouvre aussi les étrangers invoquant 10 ans de possession d’état de français. Quatrième et dernière catégorie : les français par décision de l’autorité publique. Le cas le plus fréquent est celui de l’étranger qui le demande. La demande se fait en préfecture, et c’est là sans doute le service préfectoral le plus sinistré de tous.

C’est une honte, un scandale sans nom. Le délai en région parisienne est de deux ans pour avoir un rendez-vous rien que pour retirer le formulaire de demande de naturalisation. Une fois le dossier déposé, il n’y a plus qu’à attendre. Il faut enfin justifier de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française et des droits et devoirs conférés par la nationalité française. Si quelqu’un a trouvé la liste de ces droits et devoirs, je lui en saurai gré, parce qu’à part le droit de vote, je vois pas, je crois que je serais recalé. Voilà, vous pouvez souffler, on a fait le tour. Quelques précisions : si la loi distingue les façons d’acquérir la nationalité française, elle ne distingue pas les nationalités françaises.

Un français d’origine est aussi français qu’un naturalisé ou qu’un déclaré. Il n’y a pas de français de 1e classe et de 2e classe. Beaumarchais que je citais en exergue. Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier !

Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. C’était en 1784, 5 ans avant la Révolution, qui a aboli le 4 août 1789 les privilèges et l’état de Noblesse. Et je ne saurais assez décrire mon malaise quand je réalise qu’aujourd’hui, cette nationalité française, qui n’est juridiquement qu’un état, est considérée par certains de mes concitoyens, souvent français d’origine, comme une nouvelle Noblesse dont ils prétendent tirer gloire et fonde un mépris de leur part pour la roture du reste de l’humanité, sans qu’on en perçoive la raison, ni pour la gloire ni pour le mépris. Figaro pourrait être un étranger en remontrant à un Français d’origine. Nationalité, Sécurité sociale, des métiers réservés, tout cela rend si fier ! Question : si l’on est français de droit, doit-on se sentir français ?

J’ai envie de vous dire que ça suffit. Je connais personnellement une jeune ressortissante algérienne, travaillant en France depuis 7 ans, convoqué pour obtenir la nationalité française, à qui on a demandé pourquoi elle voulait obtenir cette nationalité. Je suis en France, j’y travaille, je paie des impôts, je veux avoir le droit de voter. Réponse de l’administration : Bienvenue chez les Fr’ancais.

Elle a obtenue sa nationalité, lors de sa première demande. Et je ne saurais assez décrire mon malaise quand je réalise qu’aujourd’hui, cette nationalité française, qui n’est juridiquement qu’un état, est considérée par certains de mes concitoyens, souvent français d’origine, comme une nouvelle Noblesse dont ils prétendent tirer gloire et fonde un mépris de leur part pour la roture du reste de l’humanité, sans qu’on en perçoive la raison, ni pour la gloire ni pour le mépris. La problématique dégagée n’est vraiment pas pertinente, dommage. Les gens ne veulent pas se considérer comme nobles ou supérieurs, c’est faire insulte à vos lecteurs et au-delà. Le français est aussi une langue. La white pride est évidemment nauséabonde et salutairement prohibée. Ici, le mot fierté est invoqué en réaction au fait que pendant longtemps, ces communautés ont eu honte sans raison de ce qu’elles étaient.

Les mouvement promeuvant ces pride pensent rétablir une balance en passant d’un abus de langage à un autre. Quant à une white pride, elle reposerait sur une prémisse fausse : le fait que les blancs, qui occupent la plupart des postes de pouvoir, seraient en fait une minorité opprimée. Sans rougir de la pâleur de ma peau, il y a des limites à l’outrage que j’accepte de faire à la vérité. Et je suis avocat, c’est vous dire si j’ai les idées larges en la matière. Oui, enfin le Figaro de Beaumarchais, le merlan magnifique, disait la vérité, voulez-vous dire in fine, je suppose, parce que l’homonyme de MM.