Colonisation et décolonisation (XVI-Xxe siècles) PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Il est le fils d’Étienne Julien, professeur agrégé, d’une famille protestante originaire de Castres, et d’Élise Jugier, son épouse. Il est par ailleurs proche de Jean Jaurès, avec qui Charles-André sera en relation colonisation et décolonisation (XVI-Xxe siècles) PDF avant l’assassinat de juillet 1914.


Cet ouvrage constitue une approche globale de la colonisation et de ses effets, en présentant successivement les différents moments de la conquête coloniale, et de la perte des colonies. Il permet d en saisir les principaux aspects, d en identifier les moments-clés et de mesurer les connexions de ce phénomène avec d autres champs de l histoire (histoire religieuse, relations internationales). Il expose les caractéristiques et les effets de la domination coloniale sur les hommes et l espace qu ils occupent afin de mieux saisir les enjeux du processus colonial dans le monde jusqu à aujourd hui.
Comment se sont articulées les deux grandes phases d expansion coloniale et de reflux?
– De quelle façon le processus colonial combine-t-il les trois phénomènes principaux que sont la conquête territoriale, le déplacement de populations et l exploitation des richesses de l espace colonisé ?
– Quelles sont les similitudes entre les deux temps forts de la colonisation européenne ?
Un tableau clair et complet de l expansion européenne dans le monde, et de son reflux, du XVIe au XIXe siècle, permettant de comprendre les effets du processus colonial dans le monde.

En 1906, la famille Julien part à Oran en Algérie, alors colonie française. Charles-André fait ses études secondaires au lycée d’Oran, où son père est professeur. Après avoir obtenu son baccalauréat, il travaille comme secrétaire à la préfecture d’Oran. Dès son entrée dans le monde du travail, il se heurte aux grands propriétaires oranais, aux trafics coloniaux et à la dépossession des terres algériennes. Choqué par le traitement dont sont victimes les Algériens, il s’engage très tôt dans l’action politique.

Pour se constituer un réseau d’informateurs, il entre en contact avec les mouvements indépendantistes, notamment avec le groupe formé autour de Bourguiba, avec qui il se lie d’amitié. En même temps, il devient le secrétaire de rédaction de la Revue historique. En 1936, au moment du Front populaire, il redevient membre de la SFIO. Il conçoit un centre de documentation pour le chef du gouvernement et rédige avec Pierre Viénot des notes de synthèse faisant des propositions concrètes. Indochine et enfin, en 1947, à Madagascar.

Après l’établissement de la Quatrième République, il est élu membre du Conseil de l’Union française, ce qui lui permet de travailler à la bibliothèque parlementaire où il a accès à tous les travaux de l’assemblée. Quoique professeur d’université, membre de la SFIO et conseiller de l’Union française, il est surveillé par les autorités en raison de son anticolonialisme, point de vue encore marginalisé. Il dénonce les abus de la politique française au Maghreb et s’indigne des dérives de la IVe République. Il défend également les Maghrébins et mène une contre-enquête après la mort du syndicaliste tunisien Farhat Hached et accuse l’organisation de la Main rouge et la Résidence d’être à l’origine de sa mort.

Le 19 avril 1950, dans un article du Monde, il demande à la France de réviser sa politique de protectorat en Tunisie et en particulier les traités du Bardo et de la Marsa qui sont, pour lui, politiquement dépassés. Il quitte la SFIO en 1958. En 1961, année de la mort de Mohammed V, il démissionne de ses fonctions à l’université de Rabat, ne voulant pas cautionner l’évolution du régime. Les Africains  chez L’Harmattan, à partir de 1977. Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie. 1951 puis republiée en 1969 et 1994.