Contes d’une grand-mère PDF

Laquelle fut la plus heureuse ? Pierre Georget La Chesnais,  édition intégrale des contes d’Andersen, préfacée et commentée , 4 vol. Larousse historique, thématique contes d’une grand-mère PDF technique des littératures de langues française et étrangères, 1988, vol. Modernité de l’œuvre, sous la direction de Marc Auchet, Paris, Klincksieck, 2007, 357 p.


LE CHÊNE PARLANT

A MADEMOISELLE BLANCHE AMIC

Il y avait autrefois en la forêt de Cernas un gros vieux chêne qui pouvait bien avoir cinq cents ans. La foudre l’avait frappé plusieurs fois, et il avait dû se faire une tête nouvelle, un peu écrasée, mais épaisse et verdoyante.

Longtemps ce chêne avait eu une mauvaise réputation. Les plus vieilles gens du village voisin disaient encore que, dans leur jeunesse, ce chêne parlait et menaçait ceux qui voulaient se reposer sous son ombrage. Ils racontaient que deux voyageurs, y cherchant un abri, avaient été foudroyés. L’un d’eux était mort sur le coup; l’autre s’était éloigné à temps et n’avait été qu’étourdi, parce qu’il avait été averti par une voix qui lui criait:

—Va-t’en vite!

L’histoire était si ancienne qu’on n’y croyait plus guère, et, bien que cet arbre portât encore le nom de chêne parlant, les pâtours s’en approchaient sans trop de crainte. Pourtant le moment vint où il fut plus que jamais réputé sorcier après l’aventure d’Emmi.

Emmi était un pauvre petit gardeur de cochons, orphelin et très-malheureux, non-seulement parce qu’il était mal logé, mal nourri et mal vêtu, mais encore parce qu’il détestait les bêtes que la misère le forçait à soigner. Il en avait peur, et ces animaux, qui sont plus fins qu’ils n’en ont l’air, sentaient bien qu’il n’était pas le maître avec eux. Il s’en allait dès le matin, les conduisant à la glandée, dans la forêt. Le soir, il les ramenait à la ferme, et c’était pitié de le voir, couvert de méchants haillons, la tête nue, ses cheveux hérissés par le vent, sa pauvre petite figure pâle, maigre, terreuse, l’air triste, effrayé, souffrant, chassant devant lui ce troupeau de bêtes criardes, au regard oblique, à la tête baissée, toujours menaçante. A le voir ainsi courir à leur suite sur les sombres bruyères, dans la vapeur rouge du premier crépuscule, on eût dit d’un follet des landes chassé par une rafale.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 22 janvier 2019 à 18:48. Le vent d’automne souffle, soulève les graines de fleurs au-dessus du sol et les emporte. Parmi elles, il y en a une qui est toute petite, minuscule.

Est-ce qu’elle parviendra à suivre les autres ? Sur le cycle de la végétation. Une si petite graine » d’Eric Carle. Merci encore pour cette mise en commun. Claire Lebrun – école maternelle J. Je viens de terminer le premier jet du projet sur le jardin. Le point de départ sera la lecture de l’album « Tchoupi jardine ».