De la vulgarité en littérature : Divagations sur un thème PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Page de titre de la de la vulgarité en littérature : Divagations sur un thème PDF édition d’Emma.


« Ah, qu’il est difficile, quand on use de qualificatifs, qu’il est difficile de savoir ce qu’on veut dire ! Eh bien, si c’est tellement ardu, pourquoi tenter de le savoir ? »

En 1930, Aldous Huxley, dont la notoriété s’accompagne déjà d’un parfum de scandale, écrit, en France, De la vulgarité en littérature, réflexion en forme de contrepoint sur Fart et la science, la philosophie et l’histoire, les moeurs et la culture, méditation ouverte, contradictoire, brillante, parfois injuste, proposée – mais jamais imposée – à la sagacité du lecteur.

Revisitant Shakespeare, Balzac, Baudelaire, Poe, Zola, Milton, Dostoïevski et tant d’autres, traquant dans les oeuvres comme dans la vie la moindre facilité ou vulgarité, l’auteur visionnaire du Meilleur des Mondes montre implicitement la fragilité et la vanité de l’homme.

Un essai magistral, qui témoigne d’un amour des mots à la fois pas­sionné et ironiquement distancié, une lecture roborative en un temps où l’on ne sait plus ce qu’est la littérature, où toutes formes de vulgarité, indistinctement, triomphent.

Anne Coldefy-Faucard

Emma est considérée par certains austeniens comme son œuvre la plus aboutie. Considéré par Sir Walter Scott comme annonciateur d’un nouveau genre de roman plus réaliste, Emma déconcerte tout d’abord ses contemporains par la description minutieuse d’une petite ville de province, où pas grand-chose n’arrive en dehors des événements de la vie quotidienne de la communauté. Un autre aspect essentiel est celui du roman d’apprentissage, l’apprentissage de la vie par Emma elle-même, qui, malgré la vivacité de son esprit, peine tant à comprendre les sentiments des autres et les siens propres. Emma a fait l’objet de plusieurs traductions en français, dont la première à peine un an après sa publication en Angleterre.

Articles connexes : Plan of a Novel according to Hints from Various Quarters et Régence anglaise. Portait du Prince régent, à qui est dédié Emma. Par Sir Thomas Lawrence, en 1816. Mais Jane Austen a conçu le roman à son idée, en mettant en place une intrigue quasi policière, menant le lecteur sur de fausses pistes, et l’obligeant à une relecture soigneuse pour déceler tous les indices qu’elle y a placés. 1815, Jane Austen part à Londres avec son manuscrit, accompagnée de son frère Henry, pour qu’il l’aide à négocier avec les éditeurs les droits du roman. Sir Walter Scott, qui voit dans Emma un ouvrage annonciateur d’un  nouveau genre de roman adapté à l’époque moderne .

Le roman paraît sous le format habituel composé de trois tomes, pour un prix total de 21 shillings. Article connexe : Les traductions de Jane Austen en français. Le volume I comporte dix-huit chapitres, de même que le volume II. Le volume III en comporte dix-neuf. Mr Knightley, son beau-frère, propriétaire du riche domaine voisin de Donwell Abbey.

Plus tard dans la soirée, Mr Elton s’enhardit de plus en plus vis-à-vis d’Emma. Alors qu’elle s’indigne de sa trahison envers Harriet, il répond :  Mais qui pourrait penser à Miss Smith, lorsque Miss Woodhouse est là ? Alors que Frank prépare un grand bal à l’auberge de la Couronne, un message arrive d’Enscombe : Mrs Churchill va très mal, il doit rentrer immédiatement. Frank vient faire ses adieux à Emma aussi consternée que lui. Lorsqu’elle rencontre Mrs Elton, Emma lui trouve une certaine joliesse, mais aucune élégance. I am an old married man . Au cours du pique-nique, Emma ne peut s’empêcher de lancer un cruel trait d’esprit dont Miss Bates fait les frais, au grand mécontentement de Mr Knightley.

Dès le matin suivant, elle se rend chez Miss Bates, décidée à faire excuser par son comportement ses paroles de la veille. En rentrant, elle croise Mr Knightley, venu faire ses adieux : il part quelques jours chez son frère, à Londres. Mrs Churchill à une telle mésalliance lui interdisait, explique-t-il, de faire part de ce secret, même à ses parents. La révélation frappe Emma de terreur : en un éclair, elle comprend que  Mr Knightley ne doit épouser personne, si ce n’est elle-même ! Le lendemain, lors d’une promenade, elle rencontre Mr Knightley, rentré précipitamment de Londres, craignant qu’elle ne souffre de savoir Frank Churchill fiancé. Mr Knightley lui avoue alors son amour.

Aux tendres propos de Mr Knightley, Emma répond favorablement. Just what she ought, of course. Le roman, immergé dans la vie de Highbury, foisonne d’un nombre considérable de personnages, parfois mineurs, mais qui contribuent à donner corps à la communauté qui sert de toile de fond à l’œuvre. Mrs Elton, ou des Campbell, les amis et protecteurs de Jane Fairfax, ou encore des Churchill, les parents adoptifs de Frank Churchill. Articles détaillés : Emma Woodhouse et George Knightley. Elle demeure avec son père dans leur beau domaine de Hartfield, dans le Surrey. Son esprit vif trouve plaisir à manœuvrer ses proches pour parvenir à marier telle personne avec telle autre, pour leur plus grand bonheur, pense-t-elle.