Entreprises publiques, Etat et crise au Cameroun : Faillite d’un système PDF

En dépit de ses atouts naturels importants, le pays est confronté sur la durée à une inflation importante, une incapacité des différents gouvernements à créer une monnaie stable et conséquemment une fuite des capitaux en période de crise. Les Provinces-Unies du Río de la Plata, ancien nom de la République argentine sont indépendantes depuis le 25 mai 1810. Entre 1880 et les années 1920, l’arrivée massive d’immigrants européens et de capitaux étrangers génère un essor économique remarquable, mais l’Argentine reste entreprises publiques, Etat et crise au Cameroun : Faillite d’un système PDF vulnérable aux aléas des marchés mondiaux.


En 1913, à son apogée économique, l’Argentine était l’un des pays les plus riches du monde. Le régime du général Juan Perón met en œuvre une politique sociale, soutenant les intérêts des classes ouvrières, et une politique économique dirigiste caractérisée par des nationalisations des entreprises et une certaine forme d’État providence. Selon Samuel Gorbán, un économiste argentin, le tissu industriel garde de  graves faiblesses, fruits de l’improvisation qui caractérise le développement de l’industrie argentine , notamment pour les secteurs de l’énergie, des transports et des communications qui accusent de grands retards. Les plans quinquennaux conduisent à  une mauvaise utilisation permanente de la capacité de production . La récession économique et l’inflation marquent les années 1960. Par ailleurs, elle appelle à lutter contre les  menaces  des avancées syndicales. Elle organise ainsi, en octobre et novembre 1975, des lock-outs dans le secteur du bétail, conduisant à la hausse des prix.

En Argentine comme dans l’ensemble de l’Amérique latine, les années 1980 sont celles de la  décennie perdue . La junte dispose de la collaboration des milieux économiques dans la traque de ses opposants, notamment syndicalistes. La branche argentine de Ford remet aux renseignements militaires la liste de ses travailleurs et les données les concernant. Vingt-quatre sont séquestrés et torturés au sein même de l’entreprise. De nombreuses autres entreprises collaborent également : le constructeur automobile allemand.

Au cours de l’été 1982, la Banque centrale met en place un ensemble de mesures destinées à réduire l’endettement du secteur privé selon le principe de privatisation des profits et socialisation des pertes. Le système de change choisi est favorable tant que le dollar ne s’apprécie pas par rapport aux monnaies des pays avec lesquels l’Argentine commerce. Les systèmes monétaires d’Asie explosent en premier. La peur commence alors à gagner l’Amérique latine et en particulier l’Argentine. Une ruée sur les comptes en dollars s’amplifia à laquelle le système bancaire ne put résister. La pénurie de dollars, et donc de pesos s’aggrave.

En fait, on met en marche une planche à billets de substitution notamment dans les régions. La politique de currency board devient intenable fin 2001, alors que le radical Fernando de la Rua est au pouvoir. Les experts en économie de son entourage décidèrent d’entamer une dévaluation du peso. Mais la dévaluation eut un effet positif sur les exportations et permit au secteur agro-industriel de rétablir sa prospérité.