Fin de vie: Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire PDF

Cet article est une ébauche concernant la philosophie et le droit. Consultez la fin de vie: Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire PDF des tâches à accomplir en page de discussion. Buste de Cicéron par Bertel Thorvaldsen.


 

 

Ces dernières années, on a assisté à une lutte intense pour repousser sans cesse la mort grâce au progrès médical. Face à ce que nos contemporains ont perçu comme une dérive vers une fin de vie « surmédicalisée », est alors apparue une nouvelle revendication : celle de l’euthanasie.

Sur bien des points, le mouvement des soins palliatifs a tenté d’apporter des réponses concrètes à cette double revendication : refuser à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie. Cependant, alors que les soins palliatifs se sont aujourd’hui largement développés, la revendication d’une acceptation légale de l’euthanasie continue à être entendue régulièrement. Comment comprendre la récurrence d’une telle demande ? Les soins palliatifs ont proposé que la fin de vie ne soit pas la fin de la vie, telle qu’elle a été vécue et chérie ; ils parient pour cela sur la continuité des soins et non sur la rupture, sur l’hospitalité et non l’exclusion.

En développant tous ces points, Vincent Leclercq s’inscrit dans une perspective chrétienne d’éthique de la fin de la vie, soucieuse de penser les principes et de transformer ainsi les pratiques.

 

 

 

Vincent Leclercq est assomptionniste, prêtre et maître de conférences. Il enseigne la bioéthique à l’Institut catholique de Paris. Il est médecin, ancien consultant à la mission-France de Médecins du Monde.

 

Il est, en effet, une loi véritable, la droite raison conforme à la nature, immuable et éternelle qui appelle l’homme au devoir par ses commandements et le détourne du mal par ses défenses et dont les commandements ni les défenses ne restent jamais sans effet sur les bons, ni sans action sur les méchants. On ne peut ni l’infirmer par d’autres lois, ni déroger à quelques-uns de ses préceptes, ni l’abroger tout entière. C’est avec les modernes que la loi naturelle prend une dimension politique et qu’elle acquiert différentes acceptions variant selon les écoles et les auteurs. L’école de Salamanque oppose la loi naturelle au droit naturel. Hobbes appelle loi de nature un ensemble de contraintes qui sont commandées par la raison pour assurer à l’homme sa bonne conservation. Les premières de ces lois naturelles commandées par la raison sont la recherche de la paix, l’élaboration d’un contrat social par lequel chacun renonce à des droits en vue d’établir la paix, le respect de la justice, c’est-à-dire des conventions.

Les lois naturelles de Hobbes ne sont pas seulement des commandements de la raison, elles sont également des prescriptions divines. L’idée de loi de la nature est une expression du principe de causalité en ce que si une même cause entraîne toujours le même effet, les choses semblent être soumises à des lois, indépendamment de leur lien avec un éventuel  ordre divin  dont elles seraient le reflet. Dans le cadre causal, sont exprimés et résumés différents liens entre des évènements sous forme de  loi . En fait, les mathématiques donnent des exemples montrant qu’une loi  naturelle  peut être la conséquence nécessaire d’axiomes avec lesquelles elle semblait n’avoir pas de rapport a priori : ce qui n’était qu’une conjecture peut, avec souvent beaucoup d’efforts et un choix judicieux d’axiomes, se transformer en théorème.

Cette loi de Newton suppose néanmoins une action à distance d’une élucidation particulièrement difficile. La loi naturelle, Somme théologique Ia-IIae, La loi, question 94, par Thomas d’Aquin. Le Léviathan, folio essais, Gallimard, 2000, p. Le même adage se trouve ailleurs, formulé différemment. Des itinéraires grecs, latins, juifs, chrétiens et musulmans. Rechercher les pages comportant ce texte.