Histoire politique du barbelé : La Prairie, la tranchée, le camp PDF

Abeille Dans l’argot des combattants, désigne les balles, sans doute en raison du sifflement qu’elles produisent. On peut aussi rencontrer histoire politique du barbelé : La Prairie, la tranchée, le camp PDF variante « frelons ». Albert Dauzat, L’Argot de la guerre, d’après une enquête auprès des officiers et soldats, Paris, A.


On l’appelle  » corde du diable « ,  » écharde du souvenir  » ou  » frontière brûlante  » : comment le fil de fer barbelé, outil agricole ingénieux, est-il devenu cet outil politique, symbole universel de l’oppression ? En évoquant le rôle décisif du barbelé dans trois des plus grandes catastrophes de la modernité – la conquête de l’Ouest et le génocide des Indiens d’Amérique, la boucherie de 14-18 et les exteuninations nazies -, mais aussi en dressant une cartographie de ses usages actuels (propriétés privées, prisons, frontières  » chaudes  » du globe), Olivier Razac analyse, dans la lignée de Foucault, la violence croissante à l’oeuvre dans la gestion politique des espaces et des populations. Il révèle ainsi un principe paradoxal : le succès persistant du barbelé vient précisément de ce qu’il ne tient qu’à un fil – de son austérité et de sa simplicité. La plus grande violence n’est pas forcément impressionnante, bien au contraire : les meilleurs outils d’exercice du pouvoir sont ceux qui dépensent le moins d’énergie possible pour produire le plus d’effets de domination. Le barbelé, lui-même  » mur virtualisé « , a ainsi ouvert la voie à des dispositifs de contrôle de plus en plus immatériels, dont la vidéosurveillance et le bracelet électronique sont les derniers avatars…

Les mitrailleuses boches sont braquées sur elles à demeure. Daniel Mornet, Tranchées de Verdun, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1990 , p. Un homme, près de moi, dit en riant : « Tiens ! Maurice Genevoix, Ceux de 14, Paris, Flammarion, 1950, réed. Seuil, coll « Points », 2 septembre 1914, p.

Les abris se développent et s’améliorent avec l’installation dans la guerre des tranchées, et sont généralement creusés en contrebas dans le flanc d’une tranchée. Ils sont souvent trop petits pour contenir tous les hommes d’une portion de tranchées, qui peuvent s’y relayer. Le Chemin des Dames, de l’événement à la mémoire, Paris, Stock, 2004, pp. Louis Barthas, Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, Paris, La découverte, 1997, p. Cette nuit j’ai dormi comme une brute. 77, qui l’a quelque peu disloqué. Ivan Cassagnau, Ce que chaque jour fait de veuves, journal d’un artilleur 1914-1916, Paris, Buchet-Chastel, 2003, p.

Il nous donne une sécurité momentanée, qui est grande, si elle n’est pas absolue. Une étroite fenêtre m’éclairait et me permettait d’inspecter l’horizon. L’ennui, c’était qu’une fois couché on pouvait recevoir une balle par la fenêtre. Un de mes prédécesseurs avait été blessé de cette façon. Marc Bloch, « Souvenirs de guerre », L’Histoire, la Guerre, la Résistance, Paris, Gallimard, coll. L’armée d’active comprend avant la mobilisation les militaires professionnels et les conscrits effectuant leur service militaire, par opposition à la « réserve » constituée des hommes ayant déjà effectué leur service, et de la « territoriale » constituée des hommes de plus de trente-cinq ans à la mobilisation.

Bibliographie : André Bach, Fusillés pour l’exemple 1914-1915, Paris, Tallandier, 2003, chap. Notre régiment a perdu quatre cents hommes. Le 164e, cinq cents et le 165e mille. Des régiments de campagne, certains ont perdu deux mille hommes sur trois mille. Abel Ferry, Carnets secrets 1914-1918, Paris, Grasset, 2005, p.