Intelligence collaborative et développement durable PDF

La prospective est la démarche qui vise, par une approche rationnelle et holistique, à intelligence collaborative et développement durable PDF le futur. Le prospectiviste se distingue ainsi du prolongateur de tendances comme du visionnaire qui élabore des scénarios à partir de révélations.


Cet essai sur l’intelligence collaborative et le développement durable veut dissiper quelques illusions et indiquer des voies de réalisation du travail coopératif qui ne soient pas utopiques. Les illusions qu’il convient de critiquer ont toutes un point commun : la coopération sur le développement durable est affaire de moyens et de volonté. Ainsi, le pouvoir et le désir de communiquer sur un sujet aussi essentiel engendrerait, tôt ou tard, une vaste conscience collective et une intelligence collaborative toujours plus vive. La puissance des nouvelles technologies au service de constats inquiétants, et d’injonctions insistantes, produirait des formes de travail collaboratif qui excèderaient aisément les limites institutionnelles et communautaires généralement admises. Hélas, ces convictions pèsent peu de poids face à certaines réalités anthropologiques qui interdisent aux membres de l’espèce humaine de transcender leur condition individuelle et collective. L’incapacité des hommes à créer de très vastes communautés conscientes et réfléchies, tout comme leur impuissance à sortir d’une logique de territoire, témoignent – s’il en était besoin – des difficultés qui attendent les défenseurs d’un développement durable fondé sur la reconnaissance des intérêts supérieurs de l’humanité. ce court ouvrage insiste sur la nécessité de promouvoir des réseaux collaboratifs limités, des coopérations circonscrites et bien orientées, des réalisations observables susceptibles d’être facilement reliées à d’autres. Il place son espérance dans le caractère aléatoire de certaines combinaisons de travaux coopératifs qui feraient émerger des formes d’intelligence collaborative jusque-là inconnues.

On est alors loin de la prospective d’une manière générale. On parle de  mémoire prospective  pour désigner la capacité du cerveau à programmer ses actions dans l’avenir proche. Les années 1970-1980 représentaient une première phase où la prospective stratégique s’est imposée comme outil de management et mode de pensée en avenir complexe. La deuxième phase, 1990-2000, répondait au désir des dirigeants d’exercer un contrôle sur les évènements.

1940, le gouvernement américain fait appel à la Rand Corporation. Depuis, l’activité de propective américaine s’est diversifiée en direction des entreprises, devenant un marché pour les sociétés de conseil. Les approches américaine et française divergent mais ont en commun les grands principes. D’une part l’avenir peut être influencé de manière à favoriser ce qui est désirable. Les divergences portent sur l’objectif final et sur le processus d’élaboration.