L’érotisme sacré PDF

Peintre de Briséis, musée du Louvre. Dans l’Empire perse, les pratiques homosexuelles sont largement attestées, l’érotisme sacré PDF entre un homme adulte et un eunuque. Quinte-Curce indique ainsi qu’ils sont  habitués, eux aussi, à servir de femmes.


Parmi les milliers de tablettes cunéiformes en langue sumérienne ou accadienne, remontant quelquefois aux environs de 3 000 ans avant J.- C., exhumées par les archéologues du sous-sol de l’Iraq actuel, figurent des  » chants d’amour  » qui évoquent le rite de la hiérogamie, c’est-à-dire de l’union du souverain du pays, émanation du Dieu, avec une prostituée sacrée substitut d’Inanna, la déesse de la fécondité, pour assurer à son peuple d’abondantes récoltes et la multiplication des espèces. Si cette nuptialité religieuse n’avait pas pour but ultime le désir sexuel et l’érotisme, ils n’y étaient pas moins prégnants comme le montrent certains textes écrits dans un langage parfois cru, mais toujours animé d’un puissant souffle lyrique, pour dire dans sa sensualité la pérennité de l’amour et de ses jeux.

Après une introduction générale sur l’histoire, tant sociale que religieuse et culturelle de Sumer et de Babylone, ainsi qu’une étude sur la  » naissance de l’écriture  » qui eut ce pays pour berceau, les auteurs nous donnent à lire, en la replaçant dans son contexte, une littérature érotique qui n’a rien à envier aux textes connus en ce domaine.

L’ouvrage est abondamment illustré de photographies de la statuaire sumérienne et babylonienne ainsi que de tablettes d’argile imprimées des textes traduits. Il comporte en  » appendice  » un article de Jean Bottéro comparant Le Cantique des cantiques à ces textes qui l’ont indéniablement inspiré, quel que soit le sens allégorique qui lui a été donné par

la suite pour justifier sa présence dans le canon biblique.

Alexandre le Grand est également lié à Héphaestion, général macédonien, décrit comme son amant. Les textes assyriens relatent aussi la prostitution sacrée masculine pratiquée dans le culte de la déesse Ishtar qui est d’aspect hermaphrodite. Différents manuscrits ont été découverts sur des philtres d’amour destinés à capter et à faciliter l’amour entre femmes. Il est aussi fait référence à l’union homosexuelle de dieux et de déesses. L’homosexualité est acceptée et ne semble interdite dans aucun texte de loi, par contre le viol homosexuel est condamné et un manuscrit à ce sujet a été trouvé.

Amphore grecque, scène amoureuse, Musée de Munich. La distinction entre homosexualité et hétérosexualité est inconnue au sein de la Grèce antique où les individus sont spontanément bisexuels, avec plus ou moins des préférences individuelles. Thèbes donne l’exemple d’un corps d’élite de combattants composé uniquement de couples d’hommes soudés par l’amour et qui se couvre de gloire pendant plus de 30 ans. Bataillon Sacré avait été, dit-on, créé par Gorgidas. Plutarque notait que  selon certains , il était composé de 150 couples d’hommes, ce qui représenterait l’origine de la formation du binôme en matière de tactique de combat.