L’affaire de la josacine PDF

Le siège de Novartis, à Bâle, en 2009. Si l’année 2010 a été l’année de tous les records commerciaux pour cette molécule, c’est en partie grâce aux résultats d’une étude japonaise publiée quelques mois plus tôt, le l’affaire de la josacine PDF août 2009, par le European Heart Journal.


 » Ce livre est né d’un doute profond, d’un verdict qui m’a ébranlé alors que j’exerçais la fonction de chroniqueur judiciaire au Monde. Condamné sans preuves formelles, ni aveu, ni témoin, dans l’affaire dite de la Josacine, Jean-Marc Deperrois a été reconnu coupable de l’empoisonnement avec préméditation de la petite Émilie Tanay. Selon l’accusation, l’enfant âgée de neuf ans, décédée le 11 juin 1994 d’une ingestion de cyanure, aurait été la victime d’un crime passionnel raté. À la suite d’une méprise, l’homme aurait empoisonné un flacon de l’antibiotique – le plus couramment utilisé en pédiatrie – qu’il aurait cru destiné au mari de sa maîtresse, chez qui l’enfant se trouvait le jour du drame. Depuis neuf ans, Jean-Marc Deperrois, condamné sans possibilité d’appel en 1997 à vingt ans de réclusion criminelle, clame son innocence. Et demande, depuis sa condamnation, la révision de son procès. La relecture attentive des dix mille pages de son dossier, la rencontre des principaux protagonistes de l’affaire, la découverte d’une série d’écoutes téléphoniques troublantes qui n’avaient pas été évoquées au procès n’ont fait que renforcer le doute et m’ont laissé entrevoir une tout autre possibilité, jamais envisagée celle selon laquelle la Josacine aurait été empoisonnée a posteriori pour masquer un éventuel accident domestique. Dans cette hypothèse, Émilie aurait ingéré par mégarde un produit cyanuré et ce même produit aurait été versé après coup dans la Josacine au moment où l’hôpital réclamait le flacon pour analyse. « 

Mais la  success story  prend ensuite un curieux tournant. En 2011, des blogueurs signalent des anomalies dans plusieurs articles d’Hiroaki Matsubara. Les revues ayant publié les travaux du cardiologue nippon commencent à les examiner d’un peu plus près. Ces conclusions sont accablantes, pas tant pour Hiroaki Matsubara, dont le degré de responsabilité n’est pas établi, que pour la recherche biomédicale tout court. C’est un cas d’école de la manière dont la science peut être manipulée sous l’influence d’un lobby industriel.

L’enquête a en effet révélé que des données sur les participants avaient été falsifiées pour faire apparaître les fameux  bénéfices  concernant les angines de poitrine et les AVC. L’affaire est déjà grave en elle-même mais il y a pire encore. Novartis, ce qu’a reconnu la firme suisse dans un communiqué publié le lendemain de la conférence de presse. Ces liaisons dangereuses entre scientifiques et industriels ne sont pas pour renforcer la confiance du public dans les résultats de la recherche appliquée. Pour la petite histoire, le 11 juillet, Toshikazu Yoshikawa, le président de la KPUM, a, avec deux de ses collègues, présenté des excuses publiques au nom de l’université.

A la japonaise, c’est-à-dire en s’inclinant beaucoup. Pour réguler l’hypertension, il n’y a rien de mieux que de manger du poupier sauvage qui pousse partout et qui, en plus d’être agréable dans une salade, règle le problème de santé. A mon avis vous devriez mieux vous renseigner. Je rappelle que l’homéopathie n’est pas plus efficace qu’un placebo QUAND on le compare à un placebo, à la fois quand le patient est son propre contrôle et à la fois quand on compare des groupes parallèles.