L’Empire de la guerre permanente PDF

Un crime l’Empire de la guerre permanente PDF guerre est une violation du droit de la guerre d’une gravité particulière. La notion de crime de guerre ne concerne que les militaires ou les autorités qui les commandent, dans le cadre d’une guerre. Elle est aussi ancienne que le droit de la guerre.


Les Etats-Unis, leurs ressortissants et leurs obligés à l’étranger et, au-delà, le reste du monde occidentalisé sont-ils davantage en sécurité depuis que George W. Bush a fait de la  » guerre contre le terrorisme  » l’axe de toutes ses politiques après les attentats du si septembre ? Chacun voit bien que non. De ce point de vue, la doctrine de la  » guerre préventive  » développée par l’administration républicaine se solde donc par un échec total. Mais était-ce réellement le but poursuivi ? On ne saurait en effet dissocier la posture belliciste du clan au pouvoir à Washington de sa vision de l’ordre planétaire, tant les dimensions diplomatique, militaire, économique et financière sont intimement liées dans la nouvelle  » destinée manifeste  » qu’il s’auto-attribue. Promoteurs et premiers bénéficiaires d’une mondialisation néolibérale qu’ils ont commencé à imposer comme paradigme dominant dès le début des années 1980, les Etats-Unis, par la voix de leurs dirigeants, affichent désormais ouvertement une ambition impériale ; l’Irak aura constitué à cet égard un test en grandeur nature, tant en direction de leurs ennemis que de leurs  » alliés « . Cette stratégie globale conduit inévitablement le mouvement altermondialiste à aborder un ensemble des questions qu’il ne se posait pas à ses débuts, en un mot à se  » géopolitiser « .

Bien que cette définition ne soit ni la première, ni la meilleure, car elle est floue, a posteriori et ad hoc, elle a une importance considérable dans la mesure où c’est la dernière qu’aient reconnue les États-Unis, qui ne reconnaissent pas la CPI. Le droit de la guerre faisait partie du droit des gens, autrement dit du droit commun à toutes les nations, qu’elles soient en guerre ou non. Saint-Pétersbourg le 11 décembre 1868 évoque le principe selon lequel l’emploi d’armes qui  aggraveraient inutilement les souffrances des hommes mis hors de combat ou rendraient leur mort inévitable  serait  dès lors contraire aux lois de l’humanité . Pourtant durant la guerre de 1870, les crimes commis par les troupes prussiennes furent nombreux comme à Poigny-la-Forêt et Saint-Léger-en-Yvelines. En 1899, la communauté internationale débat à La Haye de la clause de Martens, concernant les  lois de l’humanité , qui figurera au préambule de la Seconde conférence de La Haye sur les lois et coutumes de guerre en 1907.

Les crimes de guerre ont une signification importante dans les droits de l’homme, car c’est un domaine où les États ont pu s’entendre pour créer des tribunaux internationaux. Tous ces tribunaux sont, ou ont été, chargés de juger les personnes responsables de crimes et non les États ou les organisations. La légitimité de certains de ces tribunaux, notamment la CPI, est remise en question par certains États ou gouvernements. CPI n’est en effet compétente qu’en cas de défaillance ou de mauvaise volonté des États. En marge de la justice internationale, se sont constitués des  tribunaux d’opinion , organismes qui débattent, entre autres, des crimes de guerres. Le plus célèbre fut le Tribunal Russell, appelé aussi  Tribunal international des crimes de guerre .

Les crimes contre l’humanité : cette notion est récente à l’échelle de l’histoire de la guerre, puisqu’elle a été introduite en 1946 en réaction aux crimes particulièrement graves des nazis. Les assassinats et la déportation relèvent déjà du  simple  crime de guerre, mais ils deviennent crimes contre l’humanité lorsqu’ils ont un caractère systématique et planifié. Bien que cette définition ait été élaborée sur mesure pour juger les crimes nazis, le régime hitlérien n’est pas le seul de l’histoire à s’être rendu coupable de crimes contre l’humanité, y compris après la seconde guerre mondiale. Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

Le génocide est donc une catégorie de crime contre l’humanité. Tribunal de Nuremberg n’avait utilisé que la qualification générale de  crimes contre l’humanité , puisque celle de  génocide  n’existait pas encore en 1945. Comme pour le crime contre l’humanité, le génocide n’est pas l’apanage des nazis. Civils polonais assassinés par la police et les troupes SS à Varsovie, août 1944. Il y a distinction entre  crime de guerre  et  ruse de guerre . Tirer sur un parachutiste autre que d’une troupe aéroportée, ou attaquer l’ennemi alors qu’on est venu se présenter à lui avec un drapeau blanc – ou qu’il se présente lui-même avec un drapeau blanc – est un crime de guerre. Le droit des conflits armés n’interdit pas la ruse ou la diversion.