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Relique de saint Hermann de Reichenau. Lumières qui voit les philosophes et écrivains de l’Encyclopédie combattre l’obscurantisme religieux, il y a l’empreinte sacrée du bouddha PDF glissement des reliques de saints vers les reliques profanes de grands personnages historiques.


Aussi bien au sein du bouddhisme que du christianisme et de l’islam, la vénération des reliques crée spontanément plusieurs clivages. Enfin un troisième groupe considère qu’il faut combattre la superstition sans complaisance, et sans hésiter à détruire les objets de la vénération populaire. Il est évident que la relique remplit une fonction et que son existence répond à un besoin profond ou à une tendance de fond de la vie religieuse, puisque ce phénomène se manifeste spontanément au sein de sociétés très diverses, même antireligieuses. Plusieurs réponses sont possibles selon le point de vue où l’on se place : théologique, psychologique, ethnologique ou sociologique. L’esprit moderne, qui considère la religion comme une affaire personnelle, a tendance à comprendre le phénomène du seul point de vue de la psychologie et de la religiosité individuelle. Or cet aspect des choses n’est pas premier dans l’histoire des religions. Dans la tradition gréco-romaine, le palladium est une statue de Pallas-Athéna tombée du ciel et récupérée par le fondateur mythique de la cité de Troie.

Elle rendait inexpugnable la cité qui le détenait, Athéna étant la déesse des citadelles. Par suite, on appelle palladium tout objet symbolique et sacré dont la possession et le culte soudent le groupe d’un point de vue religieux, et le préservent des menaces extérieures. En Limousin, les ostensions limousines restent une manifestation populaire, qui tous les sept ans réunit religieux et habitants de plusieurs communes, qui à l’occasion décorent les villes et sortent les reliques de leurs saints. L’individu autant que le groupe ressent un besoin profond de maîtriser son destin et les menaces qu’il sent confusément peser sur lui. En Gaule mérovingienne, les guerriers francs gagnés au christianisme faisaient grand usage de talismans chrétiens, os de saints ou poussière de leur tombeau, cette dernière parfois ingérée par les malades.

Reliques du Bouddha Sakyamuni provenant du stupa de Kanishka à Peshawar, au Pakistan, et aujourd’hui conservées à Mandalay, Birmanie. Moines et nonnes priant dans le Buddha Tooth Relic Temple de Singapour. Le bouddhisme, du Japon au Tibet, et de la Birmanie au Sri Lanka, pratique le culte des reliques. Son enjeu était la possession des reliques échappées du bûcher funéraire de Bouddha. Bouddha, les premiers de ces édifices étant conçus pour abriter ces dernières.

Au Sri Lanka, à Kandy, le Temple de la Dent passe pour abriter une molaire du Bouddha Sakyamuni. La dent est considérée comme une représentation symbolique de la vie de Bouddha. Des rituels et des cérémonies diverses se sont développées autour de la relique. Athènes, on rendait aux restes supposés d’Œdipe et de Thésée des honneurs qu’il est difficile de distinguer d’un culte. Le corps supposé de Thésée avait été triomphalement rapporté à Athènes par Cimon en 475 avant Jésus-Christ après la conquête de Skyros.

Epidaure on rendait un culte à la dépouille d’Esculape. En Macédoine on vénérait de même les restes de Perdiccas Ier. Deuxième Livre des Rois, le roi Ézéchias, grand réformateur du judaïsme, le mit en pièces. En effet  les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehoushtan . Vous pouvez aider en ajoutant des références ou en supprimant le contenu inédit. Aux origines du christianisme, le culte des reliques a deux sources très différentes. Il est de plus profondément influencé par des pratiques et des traditions d’abord gréco-romaines, puis celtiques et germaniques.

Le premier aspect est la croyance presque universellement répandue que les pouvoirs des thaumaturges se continuent dans les objets qui sont ou ont été en contact avec eux, et spécialement dans leurs ossements et dans leurs vêtements. Deux facteurs facilitant d’origine différente interviennent ensuite, le premier dans le monde gréco-romain, le second dans le monde barbare germanique. Le monde gréco-romain connaissait déjà une certaine forme de tourisme mi-religieux mi-culturel dont le réseau des sanctuaires chrétiens ne sera qu’une continuation, et de même pour la tradition des cabinets de curiosité. D’un autre côté, le monde barbare celtique et germanique faisait grand usage de talismans qui seront progressivement remplacés, pendant la période mérovingienne, par les reliques. Vol des reliques de Jean le Baptiste par les chevaliers de Saint-Jean, tableau de Geertgen tot Sint Jans vers 1484. Les chrétiens veulent en effet rendre hommage et perpétuer le souvenir de leurs saints par des obsèques solennelles et par des pèlerinages à leur tombe au jour anniversaire de leur mort.