L’interprétation des gènes. Un exemple de confusion des savoirs PDF

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L’interprétation des rêves serait à remplacer depuis 1980 par l’interprétation des gènes. Cette confusion des savoirs est une des figures du mouvement entre les sciences de la vie et les sciences humaines afin de constituer du comportement génétique. Sous les progrès combinés de la chimie et des hormones, des empreintes génétiques et de la biopsychiatrie des comportements, la force du préjugé est entretenue par la description naturaliste de l’identité humaine que fournirait la génétique. La génétique servirait de processus de légitimation en apportant une sorte de caution à cette naturalisation de la discrimination sociale. Chacun croit trouver dans cette explication génétique la cause de ses comportements. Soit pour limiter leur liberté par le déterminisme de la nature, comme pour l’intelligence, la sexualité ou l’agressivité. Soit pour espérer du déchiffrement du génome, une localisation suffisante de la matière du corps pensant afin de changer sa nature. Le comportement génétique sert d’alibi pour justifier une explication naturelle de la vie individuelle et sociale. Les succès de la recherche génétique sont ici relativisés par les enjeux philosophiques découverts.

Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien et à sa mise en ligne. En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page. Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica.

En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle. En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone. En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette.

En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement. De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public. Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. C’est la  transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique .