La conduite de la concertation : Pour la gestion de l’environnement et le partage des ressources PDF

Cet article est une ébauche concernant la politique. La concertation est l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun. La concertation se distingue de la négociation en ce qu’la conduite de la concertation : Pour la gestion de l’environnement et le partage des ressources PDF n’aboutit pas nécessairement à une décision, mais qu’elle vise à la préparer.


Agriculteurs, entrepreneurs, élus, environnementalistes, comment se mettre d’accord lorsque tout nous oppose et qu’il nous faut gérer ensemble des espaces, des territoires, des ressources qui nous intéressent tous ? Ceci suppose des changements dans les façons de voir, d’agir, de se projeter dans l’avenir. La concertation est appelée à supporter des changements sociaux, construits et choisis par tous : elle rapproche les acteurs et permet la construction collective de règles, d’organisations, d’entités qui serviront à réguler les rapports qu’entretiennent les hommes entre eux et avec le milieu naturel. C’est une pratique essentielle pour une citoyenneté active au cœur de la démocratie et pour l’invention collective de notre futur commun. Mais comment la faciliter, voire la conduire ? Cet ouvrage est basé sur l’observation de cas aussi divers que le partage de l’eau entre des paysans équatoriens, la gestion de zones côtières françaises soumises à des usages concurrents, la gestion de la forêt ou de la terre à Madagascar ou au Mali. L’analyse comparative de ces expériences nous permet de préciser ce qu’est la concertation puis de proposer des outils pour comprendre sa dynamique et la reproduire. Ceux qui souhaitent accompagner une concertation y trouveront des points de repère et des recommandations pour l’action. Accordant autant d’importance à l’analyse théorique qu’à la capitalisation de l’expérience et des savoir-faire des acteurs, cet ouvrage est destiné tant à des chercheurs qu’à des agents de développement ou à des gestionnaires publics, appelés à conduire ou à soutenir des processus de concertation.

C’est le cas par exemple lorsqu’une collectivité territoriale engage un processus de concertation avec la population locale dans la perspective d’un aménagement : la décision finale appartient aux élus qui seuls en détiennent formellement le pouvoir, mais qui devront intégrer les résultats de la concertation. La concertation se distingue de la consultation en ce qu’elle ne se résume pas à une demande d’avis. La concertation suppose la confrontation entre les parties, l’échange d’arguments, l’explicitation des points de vue de chacun. La concertation se distingue de la médiation en ce qu’elle ne fait pas intervenir un tiers pour faciliter la recherche d’un accord entre les parties. Les échanges sont animés par l’une des parties prenantes ou, dans certains cas, par un facilitateur lié à l’une d’entre elles.

Wikipédia est un exemple d’organisation fondée sur la concertation, mais ici dans le cadre d’un travail collaboratif. Différentes acceptions de la concertation peuvent être trouvées dans la littérature. L’objectif de la concertation est donc de rechercher un accord entre les participants en vue d’une prise de décision ultérieure, et non pas seulement d’échanger des informations ou des arguments, ce qui distingue la concertation du débat. Pour lui, il n’y a pas obligatoirement partage du pouvoir de décision entre les participants et la décision n’est pas l’objectif premier de la concertation, dont l’intérêt réside avant tout dans l’intérêt de construire ensemble des objets communs. D’autres en revanche estiment que l’objectif de la concertation ne réside pas dans la construction d’un consensus.

Ces groupes sont, le plus souvent, représentés par des délégués. Les échanges peuvent être renforcées par un débat en ligne et la diffusion d’information aux participants. Une synthèse des débats est élaborée par la commission organisatrice et soumise au maître d’ouvrage pour avis. La conférence de citoyens, le jury citoyen ou d’autres dispositifs mobilisant des  minipublics . Un panel, généralement tiré au sort, d’une à quelques dizaines de personnes, est chargé de produire des propositions ou des avis sur une décision publique.

Les processus de concertation portant sur l’environnement et l’aménagement peuvent mobiliser des outils comme le débat public et la conférence de citoyens afin de mobiliser un plus large public, notamment celui des profanes, simples habitants et citoyens qui, dans les faits, ne sont pas toujours considérés comme des parties prenantes. MOLLET Albert, Quand les habitants prennent la parole, éd. France, Ministère de l’écologie et du développement durable. Nouvelles pratiques et nouveaux enjeux de la concertation, L’Harmattan, 2009. Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’environnement. Ministère de l’Écologie et du Développement durable. SUSSKIND Lawrence, PEKAR-LEMPEREUR Alain, DUZERT Yann.

Eyrolles, éditions d’Organisation, 2010 Note de lecture. Concertation et territoires : quels dispositifs, quels enjeux ? Mémoire du séminaire du 21 avril 2007. MILOT Grégoire, Le diagnostic de la concertation publique, Édition État d’Esprit, Paris, 2005. MILOT Grégoire, Construire une ville participative en 10 questions, Territorial Éditions, Paris, 2012. La concertation en environnement : Éclairage des sciences humaines et repères pratiques, 2011, 61 p.

L’Institut de la Concertation, créé en 2008, est un réseau national de professionnels de la concertation et de la participation – praticiens et chercheurs – travaillant dans différents domaines : environnement, urbanisme, sciences et techniques, etc. Le groupement d’intérêt scientifique Participation du public, décision, démocratie participative. 2010 et agrège des chercheurs travaillant en sciences humaines et sociales sur cette thématique. Régulièrement actualisé, son site collaboratif recense les évènements liés à ce champ de recherche, ainsi que de nombreux travaux disponibles en ligne.