La Crise bancaire française et mondiale PDF

La crise financière de l’automne 2008 amplifie le mouvement et provoque une chute des cours des marchés boursiers et la faillite de plusieurs établissements financiers. Sérieusement affectées par leurs erreurs de gestion, les banques françaises sont conduites à une restructuration la Crise bancaire française et mondiale PDF, avec l’aide financière de l’État.


Cette étude confronte l’évolution des banques françaises et celle des banques étrangères. Avec une recension thématique (mondialisation bancaire, déréglementation, enjeux managériaux des firmes bancaires, tumultes conjoncturels). « Copyright Electre »

Cette crise provoque un mouvement en faveur d’une meilleure régulation du système bancaire et financier. Aux États-Unis, sous la pression de l’opinion publique et d’experts tel Paul Volcker est adoptée la règle Volcker destinée à éviter qu’une crise du même type ne se reproduise. En Europe la crise de la dette publique a souvent, notamment dans le cas irlandais, la crise financière en toile de fond. Article détaillé : Crise bancaire et financière de l’automne 2008.

La crise s’étend à l’ensemble des banques en relations avec les banques américaines, notamment les banques françaises et européennes. En particulier aux États-Unis, les prêts  subprimes  ont incité une partie de la population à consommer au-dessus de ses moyens, ce qui permettait en retour d’assurer la rentabilité du secteur immobilier. Enfin, l’outil mathématique qui a partiellement servi à justifier la financiarisation de l’économie ne semble pas avoir été le bon. Pour d’autres, les cours financiers suivent un  hasard sauvage . D’autres économistes posent encore plus radicalement le problème de la mathématique financière. Les incertitudes sur les engagements directs et indirects des établissements financiers en matière de crédit à risque, mais aussi la crainte d’un ralentissement général des activités de banque de financement et d’investissement, très rentables et moteurs de la croissance au cours des années précédentes, ont fini par entraîner une véritable crise de confiance, ayant connu peu de précédent, entre banques.

Les banques se financent traditionnellement en empruntant sur le marché monétaire interbancaire à des échéances de trois mois. En effet, certaines banques en arrivent à emprunter à des taux élevés pour refinancer des crédits qu’elles ont accordés précédemment à des taux moindres. Les banques ne disposent pas d’assez de ressources dans leurs caisses pour répondre aux besoins de leur créancier, à long terme. Les banques australienne Macquarie, américaine Bear Stearns, britannique HSBC et allemande IKB ont été parmi les premières touchées. Une panique bancaire, limitée à la banque britannique Northern Rock, a eu lieu en septembre 2007. LBO et des hedge funds, fusion-acquisition, gestion d’actifs, etc.

Goldman Sachs : 1,5 milliard de dollars. Bear Stearns : 0,7 milliard de dollars. Lehman Brothers : 0,7 milliard de dollars. Morgan Stanley : 1,5 milliard de dollars. Merrill Lynch : 8,4 milliards de dollars. Crédit suisse : 2,5 milliards de francs suisses. D’autres importantes dépréciations d’actifs ont été passées au titre du quatrième trimestre 2007 et du premier trimestre 2008.

Natixis : les erreurs de gestion commises avant et pendant la crise ont entraîné la chute financière des actionnaires principaux, les ex-groupes banques populaires et caisses d’épargne. JPMorgan Chase avec le soutien de la Fed. Trésor américain le 7 septembre 2008. Il s’agit d’une nationalisation de facto, évènement exceptionnel pour des sociétés cotées en bourse aux États-Unis. La FDIC tient à jour une liste de tous les établissements financiers ayant fait faillite depuis 2000, l’année. Leicester pour 1,3 milliard de livres. Le 31 août 2008, l’allemande Dresdner Bank est vendue par l’assureur Allianz à son compatriote Commerzbank pour 9,8 milliards d’euros.

Depuis la crise financière, de nombreuses amendes, pénalités et règlements à l’amiable ont été demandés aux grandes banques américaines et européennes. Selon une étude du Boston Consulting Group, les géants de la finance ont ainsi été contraints de débourser pas moins de 345 milliards de dollars entre 2009 et 2017, en compensation de leur rôle dans la crise. Ce sont les banques nord-américaines qui ont payé le plus d’amendes, avec un total de 220 milliards de pénalités de dollars sur la période, notamment entre 2012 et 2014. Mi-2014, Citigroup écope d’une amende de 7 milliards de dollars pour son rôle dans la crise des subprimes. Même raison, deux ans plus tard pour Goldman Sachs qui débourse alors 5 milliards de dollars. Les marchés financiers, qui avaient subi une première crise de confiance en février-mars 2007, avant de se reprendre au début de l’été, atteignent leur plus haut niveau annuel à la mi-juillet. La chute des cours s’accentue avec la crise financière de l’automne 2008.

La semaine du 6 au 10 octobre 2008 restera dans les annales comme une des pires semaines que les bourses mondiales aient connus. La crise a des effets sur d’autres marchés, comme celui des matières premières. Article détaillé : Crise financière de 2008. Entre septembre et octobre 2008, la crise financière s’accroît fortement, avec en particulier la faillite de Lehman Brothers.

La question des mesures structurelles visant à modifier l’architecture financière et bancaire. C’est le principe d’origine du plan Paulson. C’est la réponse à l’illiquidité des marchés de refinancement interbancaires. C’est l’action initiée par le gouvernement britannique de Gordon Brown et reprise dans la foulée par les grands États européens. Ces actions ont été interprétées comme le renforcement de l’action des États dans le système financier après trente années de recul du rôle de l’État. Les partisans du libéralisme économique, tout en reconnaissant l’utilité du rôle de l’État en dernier ressort en cas de crise systématique, réfutent cette analyse.