Le capitalisme est en train de s’autodétruire PDF

Tour Eiffel végétalisée : le capitalisme est en train de s’autodétruire PDF écolo ou coup marketing ? Qui est vraiment responsable du changement climatique ?


Le capitalisme est-il en train de s’autodétruire ? La question peut sembler saugrenue, voire provocatrice, au moment même où les grandes entreprises de la planète, y compris en France, affichent des profits insolents, rémunèrent très confortablement leurs dirigeants et distribuent des dividendes records à leurs actionnaires… Alors que la croissance économique – en Europe en tout cas – stagne, que les délocalisations se multiplient et que chômage et précarité s’aggravent, on comprend que le débat devienne vif sur la légitimité d’une telle captation de richesses.
Dans ce livre décapant et remarquable de clarté, les auteurs n’y vont pas par quatre chemins pour qualifier ce paradoxe : c’est au moment où le capitalisme n’a jamais été aussi prospère qu’il apparaît le plus vulnérable, et nous avec lui. Parce qu’il s’agit d’un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d’utile de ses milliards, qui n’investit pas, qui ne prépare pas l’avenir. Et face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème.
Ce problème, c’est l’absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats exorbitants. Voilà pourquoi il est important, expliquent les auteurs, de réformer profondément la gestion de l’épargne, d’imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gérants comme aux régulateurs. Faute de quoi on n’évitera pas une nouvelle crise du capitalisme, avec toutes ses conséquences politiques et sociales.

Quels sont les pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre et donc contribuent aux changements climatiques qui affectent la planète ? Les chiffres sont connus : ce sont ceux de l’Agence d’information sur l’énergie, organisme américain indépendant qui publie chaque année des statistiques sur les émissions de gaz à effet de serre. La façon la plus simple et la plus commune de comparer les émissions des pays est d’additionner tous les combustibles fossiles brûlés dans chaque nation, par les centrales, voitures, industries ou bâtiments, et de les convertir en CO2. Si elles ne renseignent pas sur la pollution globale engendrée par un pays, elles sont par contre davantage représentatives quant à la responsabilité des différentes populations par rapport au changement climatique. Ainsi, on voit sur cette carte que les petits pays avec des industries intensives en énergies fossiles, tels que le Qatar et Bahreïn, ont le plus d’émissions. Etant donné que le CO2 rejeté dans l’atmosphère peut y demeurer des siècles, il est essentiel d’examiner non seulement les émissions actuelles mais aussi celles historiques.

Cette carte montre le cumul d’émissions par pays liées à l’utilisation de carburant entre 1850 et 2007. Se concentrer sur les seuls pays où les émissions sont produites est insuffisant car cela occulte le fait que les nations importent des biens et services d’autres Etats, qui ont rejeté du CO2 pour les produire. Sur cette carte, les émissions causées par la production de matières, d’énergie, de biens et services ont été réaffectées aux pays où ces éléments sont finalement consommés. Cette carte montre comment les émissions ont augmenté ou diminué dans chaque pays depuis 1990, année de référence pour le protocole de Kyoto — seul traité international fixant des objectifs contraignants de réduction des émissions, et dont la prolongation est actuellement discutée à Durban. Cette entrée a été publiée dans Climat, COP de Durban.

210 commentaires à Qui est vraiment responsable du changement climatique ? Kyoto, car il avait été estimé qu’en 1990, l’Espagne devait encore se développer et que cela induirait nécessairement des émissions de CO2 supplémentaires. Kyoto compte ce que la production d’un pays émet de gaz à effet de serre. C’est absolument ça, on a maintenu nos émissions par rapport à 90 mais en fait on a délocalisé des activités émmetrices dans d’autres pays, desquels on importe les produits pour assouvir notre demande.