Le guide du potager bio dans le nord PDF

Le permafrost, soit le nom donné aux sols gelés des régions arctiques, est parfois appelé « bombe à retardement ». En dégelant, il libère de grandes quantités de carbone et le guide du potager bio dans le nord PDF méthane. Des gaz qui auraient un effet dévastateur sur la planète, alerte Dorota Retelska, docteure en biologie.


Dans le Nord, on jardine comme on respire… Le potager c’est important et on ne fait pas semblant… On se transmet ses graines et ses secrets de père en fils. Avec une terre le plus souvent « généreuse », un climat océanique et des variétés locales particulièrement intéressantes, le Nord est une région idéale pour cultiver son potager. Rodolphe Grosléziat, bien connu pour son ouvrage « le potager anti-crise » « régional de l’étape » nous offre ici un guide particulièrement réussi. Tout d’abord panorama des informations géo-climatiques spécifiques au Nord : nature du sol, pluviométrie, ensoleillement, températures… Puis présentation des techniques de base du jardinage bio adaptées à la région. Préparer son jardin : savoir l’implanter pour profiter au maximum des heures d’ensoleillement, organiser son espace pour ne pas tasser le sol, composter, pailler, etc… Soigner ses plantes et préférer prévenir que guérir… Et parce que dans le Nord, le soleil n’est pas si chaud, se construire une serre, un châssis … Enfin parce que cette région a su préserver son patrimoine maraîcher, sont mis à l’honneur 8 légumes « phare » du Nord : l’ail du Nord, l’artichaud gros vert du Laon, la laitue lilloise, le choux-fleur martinet, la tomate douce de Picardie… Puis 55 légumes spécialement adaptés au climat et au sol du Nord et quelques fruits rouges. Pour chaque légume : 1 fiche avec informations botaniques et conseils de culture.

L’effet de serre a déjà élevé la température de la Terre de presque un degré et nous en voyons les conséquences. Aujourd’hui, les glaces d’Arctique, du Groenland et d’Antarctique fondent vite. Le WWF rapporte que la moitié d’espèces d’animaux vertébrés a déjà disparu. La spécialiste climat de la Banque mondiale déclarait récemment que moins d’aliments ont pu être cultivés sur la Terre en 2013, et qu’il y en aura de moins en moins ces prochaines décennies. L’eau salée s’infiltre dans les champs situés en bord de mer, les vagues de chaleur et les sécheresses tuent les cultures. L’acidification des océans empêche la croissance des huîtres, et d’autres mollusques marins. Les accords internationaux pourraient mener à une réduction d’émissions de gaz à effet de serre qui limiterait le réchauffement à deux degrés.

Ce seuil a été choisi car, au-delà, le climat terrestre risque de se dérégler complètement. Le permafrost, terres gelées du grand Nord, est parfois appelé une bombe à retardement. En dégelant, il pourrait libérer une grande quantité de gaz à effet de serre qui ferait monter la température terrestre de plusieurs degrés. Dans le permafrost sont congelés des restes de plantes et d’animaux anciens, y compris des dépouilles de mammouth.

Dès que le sol dégèle, ces débris fermentent et le gaz carbonique et le méthane s’échappent dans l’atmosphère. En Alaska, il dégèle et occasionne des glissements de terrains. La Sibérie se couvre de petits lacs de fonte de permafrost. Une partie du permafrost se trouvant sous les mers s’est dangereusement réchauffée et des bulles de méthane s’échappent du fond. J’ai interrogé le spécialiste russe du permafrost, le professeur Sergey Zimov. Il pense que si la température terrestre augmente de 3-4 degrés, le permafrost va dégeler sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur avant la fin du siècle. Actuellement, il se réchauffe et fond en surface.