Le livre des larmes, ou Le Christ consolateur : essai de conciliation entre l’Église catholique: et la philosophie moderne PDF

Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. Extrait de naissance et extrait de décès d’Alphonse Louis Constant, alias Eliphas Lévi Zahed. En 1830, ayant terminé sa rhétorique, il passa selon la règle au séminaire le livre des larmes, ou Le Christ consolateur : essai de conciliation entre l’Église catholique: et la philosophie moderne PDF’Issy pour finir ses deux années de philosophie.


Le livre des larmes, ou Le Christ consolateur : essai de conciliation entre l’Église catholique et la philosophie moderne / par l’abbé A. Constant,…
Date de l’édition originale : 1845

Ce livre est la reproduction fidèle d une uvre publiée avant 1920 et fait partie d une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l opportunité d accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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La mort de son père intervint cette même année. En 1835, alors qu’il avait la charge de l’un des catéchismes de jeunes filles de Saint-Sulpice, la jeune Adèle Allenbach lui fut confiée par sa mère, avec mission de  la protéger tout spécialement et de l’instruire à part, comme si elle était la fille d’un prince . Sa mère, fervente catholique et épouse d’un officier suisse, avait émigré en France en 1830 parce que la religion de sa fille lui semblait menacée, et toutes deux vivaient depuis dans un grand dénuement. Le jeune abbé tomba peu à peu éperdument amoureux de sa protégée, en qui il crut voir la Sainte Vierge apparue sous une forme charnelle. Sa vieille mère infirme, qui avait mis toutes ses espérances en lui, fut très abattue par le départ de son fils du séminaire et se suicida quelques semaines plus tard en s’asphyxiant avec les émanations de son réchaud à charbon. Constant eut un instant l’idée d’entrer à la Trappe, mais ses amis l’en détournèrent. Alors qu’il parcourait les salons pour sa revue, il fit un jour la connaissance d’Honoré de Balzac, alors en pleine gloire, chez Mme de Girardin.

Songeant encore à accéder à la prêtrise, il partit pour l’abbaye de Solesmes, bien résolu à y passer le reste de ses jours. L’abbaye possédait une bibliothèque d’environ 20 000 volumes, dans laquelle il puisa abondamment. Constant quitta finalement l’abbaye au bout d’un an, sans le sou. En intercédant auprès de l’archevêque de Paris, Mgr Affre, il finit par obtenir un poste de surveillant au collège de Juilly. 1842, il obtint une commande de peintures murales pour l’église de Choisy-le-Roi grâce à l’aumônier de Sainte-Pélagie. En 1843, habitant le presbytère de Choisy, il commença l’écriture de la Mère de Dieu.

C’est donc l’abbé Beaucourt qui partit pour Évreux en février 1843. Ses prédications y rencontrèrent un grand succès et suscitèrent beaucoup de jalousies parmi les prêtres du diocèse. Il revit son amie Flora Tristan, qui mourut peu de temps après à Bordeaux. Il hésita longtemps avant de publier le manuscrit intégral de Flora Tristan, pensant qu’on l’en rendrait responsable, abandonna finalement le projet et édita le premier manuscrit sous le titre : l’Émancipation de la femme ou le Testament de la paria. Les idées utopistes et humanitaires du temps l’absorbèrent alors tout entier. Deux mouvements surtout suscitèrent de sa part de profondes et longues méditations : le saint-simonisme et le fouriérisme.

L’école saint-simonienne, malgré ses qualités estimables, m’a toujours inspiré une vive répulsion. Ils sont froids comme l’industrialisme, tranchants, despotes et calculateurs. Je me fâche quand je les vois toucher si près à nos grandes vérités que leur sécheresse de cœur compromet et profane. Fourier retourna le système de Swedenborg, pour créer sur la terre le paradis des attractions proportionnelles aux destinées. Par les attractions il entendait les passions sensuelles auxquelles il promettait une expansion intégrale et absolue.

Dieu, qui est la suprême raison, marqua d’un sceau terrible ces doctrines réprouvées : les disciples de Fourier avaient commencé par l’absurdité, ils finirent par la folie. En 1845, dans le Livre des larmes, il développe pour la première fois des notions ésotérisantes. Durant cette période, il compose aussi des chansons et illustre deux ouvrages d’Alexandre Dumas : Louis XIV et son siècle et le Comte de Monte-Cristo. Adèle Allenbach, devenue actrice, vient le voir souvent. Constant habite quelque temps à Chantilly, puis revient se fixer à Paris, au nº 10 de la rue Saint-Lazare.