Le roman de Renard tome 1(branche I-XI) PDF

Le Roman de Renart est un ensemble médiéval de récits animaliers écrits en ancien français et en vers. Ces récits disparates, rédigés par différents auteurs, le roman de Renard tome 1(branche I-XI) PDF appelés dès le Moyen Âge  branches .


Edition bilingue, établie, traduite, présentée et annotée par Jean Dufournet, Laurence Harf-Lancner, Marie-Thérèse Medeiros et Jean Subrenat Il n’existe pas un mais des Romans de Renart, plusieurs collections, plusieurs anthologies d’histoires, de « branches » conservées par des manuscrits différents dont chacun présente son Roman de Renart. On trouvera ici le texte du manuscrit de Cangé (B), précédemment édité par Mario Roques. Ses vingt branches offrent les principales étapes de la carrière de Renart, de sa naissance (branche III, Les enfances de Renart) à son apothéose impériale (branche XX, Renart empereur). Tout se passe comme si les auteurs avaient voulu faire un bouquet flamboyant de tous les types de mésaventures agréables ou malheureuses de Renart jusqu’à ce qu’il obtienne une place de choix, probablement définitive, à la cour. Le plus remarquable est la cohérence littéraire et idéologique de cette oeuvre construite en plusieurs décennies par des auteurs divers, conscients de leur participation à une oeuvre collective.

Elle est par essence malicieuse, pittoresque, mais le plus souvent réaliste. Le Roman de Renart est une œuvre composée de courts récits indépendants en vers octosyllabiques. Renart et Primaut fait appel à la scène primitive. Ces textes ont inspiré certains auteurs contemporains comme Carl Gustav Jung, dans la création de son concept d’Enfant intérieur et Paul Radin, dans son étude du Trickster. Grimbert, le blaireau : le clergé et Brun, l’ours : la noblesse. Mais dans le texte, tous les personnages sont explicitement présentés comme appartenant à la noblesse.

Germanie via Tacite , ce qui lui conférerait des racines indo-européennes. Mais le monde des animaux, miroir du monde humain, sert avant tout à critiquer celui-ci. Les auteurs se moquent de tout, des chevaliers aux pèlerins, de la justice aux courtisans, montrant partout l’hypocrisie. Successeurs d’Ésope, ils préfigurent les fables de Jean de La Fontaine. Renart qui en fait un substantif ayant peu à peu évincé le terme d’origine goupil, qui subsiste cependant dans certains dialectes d’oïl. Variantes régionales : Raynard, porté notamment en Vendée, Puy-de-Dôme et en région lyonnaise. 1148, plusieurs animaux retrouvent un nom fixé, de longue date, par la tradition.

Ce sont : Reinardus le goupil, Balduinus l’âne, Bruno l’ours. Inventés pour la circonstance, ils disparaîtront avec leur auteur. Reinhart sont des patronymes assez courants. D’ailleurs, nous retrouvons dans le  Glichezâre  : Reinhart pour Renart, Dieprecht pour Tibert, Diezelin pour Ticelin.

Quant à Ysengrin, Ysen-grin, il signifie en ancien néerlandais  féroce comme le fer  ou  casque de fer . Ces textes sont issus d’une longue tradition de récits animaliers rédigés en latin médiéval. 1110 par Pierre Alphonse, médecin sépharade converti au christianisme. Fables de Marie de France, qui datent de 1152. Le plus ancien est probablement Pierre de Saint-Cloud. On a également identifié Richard de Lison, et un troisième auteur désigné comme étant  le prêtre de la Croix-en-Brie . Mais il y a 29 autres auteurs non identifiés.

Le combat de Renart et Ysengrin. Roënel le chien et Brichemer le cerf. C’est cette traduction qui a permis au personnage d’être devenu populaire en Flandre et aux Pays-Bas. C’est lui aussi un des grands écrits littéraires médiévaux de la langue néerlandaise.

Une version allemande composée sans doute autour de 1180 par l’Alsacien Heinrich der Glichesaere est elle aussi plus ancienne que les plus anciens manuscrits français du roman de Renart qui nous sont parvenus. Complexe et polymorphe, allant du bon diable redresseur de torts au démon lubrique, fripon et débauché, il incarne la ruse intelligente liée à l’art de la belle parole. Aussi appelé  le maître des ruses . Ysengrin : le loup, éternel ennemi de Renart, toujours dupé. Son épouse, Dame Hersent la louve, le fait cocu avec Renart, d’où une éternelle rancœur.