Leonard Cohen par lui-même PDF

Un article de Leonard Cohen par lui-même PDF, l’encyclopédie libre. Suzanne est une chanson écrite par l’auteur-compositeur-interprète canadien Leonard Cohen.


 » Le monde entier célébrait la destruction du mur de Berlin, moi aussi ; mais j’ai entraperçu aussi ce qui en résultait, un changement de pouvoir, une désintégration de l’ordre qui entraînerait des meurtres, et des meurtres à grande échelle.  » Leonard Cohen n’est pas seulement un immense artiste, il est aussi une conscience universelle. Lucide et désabusé, angoissé mais généreux, il prône en dépit de tout  » la fraternité humaine  » et appelle chacun à apprendre à  » vivre avec le cœur brisé « . Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal, qui ont souvent rencontré Leonard Cohen, y sont allés voir de plus près : explorant son œuvre entière – ses chansons, ses poèmes, ses romans – et relevant ses propos publics, ils mettent en lumière une personnalité complexe, faite de manques et de désirs, de pertes irrémédiables et d’élans lumineux, de replis sur soi et de déclarations d’amour. De l’enfant blessé par la mort de son père au  » vieux sage  » empathique, toutes les facettes de l’auteur de Suzanneet de The Future se succèdent : le poète, le chanteur, le musicien, le juif, le voyageur, l’amant, le père, le moine, le prophète, etc. Et, à chaque étape, c’est Cohen lui-même qui précise son autoportrait. C’est sa voix qu’on entend tout au long de l’ouvrage. Une voix, comme il le chante dans First We Take Manhattan,  » guidée par un signal dans les cieux « .

Le texte brosse le portrait poétique d’une femme dénommée Suzanne, qui vit près d’un fleuve et inspire l’amour malgré soi. Chine , et capable de faire ressortir le merveilleux en toute chose,  au milieu des déchets et des fleurs. C’est elle qui nous guide et apporte la réponse : nous sommes son amant depuis toujours, amant de celle qui tient le miroir comme l’eau en laquelle les enfants se mirent, mais aussi amant de notre propre image. Leonard Cohen joue ici sur l’ambiguïté qui est aussi le trouble de notre indécision. Leonard Cohen, alors qu’il répond aux journalistes dans une entrevue accordée à la BBC, précise que la chanson parle de sa rencontre avec Suzanne Verdal, la femme du sculpteur Armand Vaillancourt.

Suzanne Verdal est interviewée par la CBC en 2006. Elle vit maintenant dans sa caravane à Venice Beach, en Californie. Leonard Cohen assure l’intégralité du chant, avec un léger chœur féminin durant certaines parties. 4, avec des arpèges en mi majeur.

L’introduction est longue de trois mesures. Sur le troisième temps de chaque mesure, le sol dièse du mi majeur devient la, marquant la principale variation de la mélodie. L’introduction se termine avec le commencement de la quatrième mesure. 4 qui reprend le thème de l’introduction sans le troisième temps.

Leonard Cohen commence à chanter sur le premier temps de cette mesure. 4, et reprend le thème de l’introduction, le quatrième temps répétant le premier. Les arpèges sont identiques, selon la signature rythmique, à ceux de l’introduction ou du premier couplet. L’évolution des arpèges est mi majeur, sol dièse mineur, la majeur, mi majeur, fa dièse mineur et deux fois mi majeur. Les couplets et refrains sont identiques tout au long de la chanson. La fin de la chanson se fait sur la dernière mesure du troisième refrain, où la variation du troisième temps du sol dièse du mi majeur vers le la se prolonge sur le quatrième temps, et revient finalement sur le sol dièse sur le premier temps d’une ultime mesure, qui ne contient que cette note, alors que les chœurs s’estompent peu à peu. Suzanne a été reprise de nombreuses fois et cette liste est loin d’être complète.