Les As de la Grande Guerre PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le château fort, les As de la Grande Guerre PDF de l’Historial.


L’Historial de la Grande Guerre est située à Péronne, dans le département de la Somme. C’est à la fois un musée d’histoire de la Première Guerre mondiale, un centre international de recherches et un centre de documentation. Mais sur ces lieux de pèlerinage, aucun musée d’envergure n’existait sur la Première Guerre mondiale permettant de transmettre l’histoire du conflit au grand public. C’est le conseil général de la Somme et son président Max Lejeune qui ont été, en 1986, à l’initiative de la création d’un musée de la Première Guerre mondiale.

Son implantation fut fixé à Péronne, qui offrait le double avantage d’être située au cœur d’une zone d’intenses combats de 1914 à 1918 et à proximité d’un accès à l’autoroute du Nord. L’Historial de la Grande Guerre a ouvert ses portes en 1992. En prévision de la célébration du centenaire de la bataille de la Somme, le musée connaît un réaménagement de plusieurs de ses salles de 2014 à 2018. Le 1er juin 2016, l’Historial de la Grande Guerre a ouvert son second musée, situé à Thiepval, au pied du Mémorial de Thiepval. Emmanuel Macron, président de la république a visité l’Historial, le 9 novembre 2018, dans le cadre des cérémonies de commémoration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. L’Historial de la Grande Guerre vue du parc du C.

C’est à l’architecte Henri-Édouard Ciriani, lauréat du concours d’architecture lancé en 1987, qu’a été confié la tâche de la conception et de la réalisation du bâtiment. Henri Ciriani choisit, pour construire le bâtiment, d’utiliser le béton blanc qui se rapproche de la couleur de la pierre, de la craie particulièrement. Adossé au château médiéval aux murailles de briques, le musée consiste en un niveau posé sur pilotis, ouvert en plusieurs  failles de lumière  sur un parc. Légèrement mais solidement posé entre ciel et terre, c’est une horizontale calme, investie de lumière qui émerge de l’eau comme de la craie pétrifiée.

Conçu en 1986 par des spécialistes internationaux, il privilégie une approche qui met l’homme au centre des préoccupations, en comparant les trois principales sociétés belligérantes — Allemagne, France, Royaume-Uni — dans des domaines touchant à la vie au front et à l’arrière. Sur ce que fut la ligne de front, où plus de vingt nations sont venues combattre au cours de la Première Guerre mondiale, l’Historial a été financé grâce à des fonds européens, nationaux, régionaux et départementaux. Cette approche anthropologique vise à montrer l’humanité en guerre, dans une guerre totale affectant la société dans son ensemble. Le mode de présentation muséographie se veut comparatiste, en mettant en parallèle pour chaque thème traité les productions des trois principaux belligérants et celles de leurs alliés. Ce comparatisme constitue la grande originalité du musée qui, par ce biais, montre et explique comment les populations ont réagi face à une conflagration d’une dimension jusqu’alors inconnue, selon leurs origines, leur culture et leur façon particulière d’envisager la guerre. Au-delà des années de guerre proprement dites, l’Historial de la Grande Guerre propose une réflexion sur les origines et les conséquences du premier conflit mondial.

Première Guerre mondiale a des répercussions toujours actuelles, sur le plan géopolitique et socioculturel. L’Historial de la Grande Guerre incite donc à la réflexion sur la nature de la violence, les mécanismes de celle-ci, et sur sa nature protéiforme. Présenter la guerre sous tous ses aspects, c’est permettre de commencer une réflexion sur la paix au regard des épreuves passées et du monde actuel. L’Historial de la Grande Guerre propose au visiteur de s’interroger sur la notion de  conflit , à réfléchir sur le monde passé, présent et à venir. La muséographie cherche à expliquer dans un premier temps, pour que la connaissance permette ensuite à l’émotion de s’exprimer. Ainsi, le musée montre la profonde influence aux résonances contemporaines d’une guerre, totale, industrielle et mondiale.

Sa muséographie met en valeur des objets et documents authentiques. La muséographie met en relation les différentes  vérités  du conflit : première guerre globale impliquant l’ensemble de la société, civile et militaire, les deux dans une complémentarité vitale. Les espaces ne sont pas cloisonnés, les collections de l’arrière et du front dialoguent, sans se mêler, car ces deux mondes vivaient des guerres à la fois différentes et intimement liées. L’horizontalité de la muséographie du front exprime une rupture dans l’histoire des guerres. En restituant les conditions de vie et les mentalités des soldats comme des civils, le musée permet d’appréhender l’impact d’une guerre moderne sur un quotidien totalement bouleversé.

Un quotidien perçu dans une dimension nationale et internationale, mais également à l’échelle locale. Il aide ainsi à comprendre l’histoire de la Somme. Les collections ont été constituées à partir de 1987 par des dons et des achats d’objets originaux. Plus de 50 000 items sont à ce jour recensés.

Les représentations artistiques de la guerre sont un pan important de la collection. Les dessins réalisés sur le front par Alexandre Zinoview, présentés au cours du parcours, montrent quant à eux la vie quotidienne, mêlée d’horreur et de fantasmes, des soldats. Les collections sont accessibles au grand public sur demande. Plus de 2 700 photographies issues des collections de l’Historial sont visibles sur le site des Archives départementales de la Somme. Les collections sont réparties dans l’espace selon leur niveau d’appartenance au conflit et selon un système comparatiste entre les collections allemande, britannique et française.