Les guerriers de la paix (Documents Français) PDF

Japon médiéval, aux missions d’les guerriers de la paix (Documents Français) PDF, de renseignement, d’infiltration et de sabotage. Dans les documents historiques, le terme shinobi est presque toujours utilisé. De fait, l’entraînement des kunoichi s’axait pour beaucoup sur la manipulation et la séduction.


« J’ai écrit ce livre pour mes amis morts à Bagdad. Je les avais croisés au fil de ma vie, singulièrement dans les Balkans. C’était une si belle équipe ! Un groupe d’hommes et de femmes qui venaient de tous les pays, de toutes les croyances, et qui avaient en commun le désir d’apporter plus de douceur aux damnés de ce monde.
Pendant deux ans, du Kosovo à l’Irak, ils se sont battus, pied à pied, afin de proposer une vie sans meurtre, une vie avec moins de haine, à des peuples que l’Histoire avait, depuis des siècles, jetés dans l’affrontement. J’ai eu le privilège de travailler avec ces militants du monde, ces « guerriers de la paix ».
Quand je pense à eux, je me dis : nous n’avons pas échoué.
Et nous avons eu la chance immense de nous aimer. Auprès d’eux, j’ai appris qu’entre l’humanisme de ma jeunesse et le cynisme auquel je ne suis tant de fois heurté, il y a place pour la politique ».

Mais anciennement, plusieurs clans étaient disséminés sur tout le territoire nippon. Les ninjas les plus réputés étaient en effet probablement issus de ces deux provinces voisines situées à côté de Kyōto. La séparation entre samouraï et ninja est difficile à établir comme le montre la vie du célèbre guerrier Jūbei Mitsuyoshi Yagyū qui fut un samouraï et un ninja hors pair. Ces castes comprenaient les criminels, mendiants, vagabonds et tanneurs, activités et états indésirables de la société japonaise, aujourd’hui regroupés sous le terme burakumin.

Jiraiya, un personnage du conte japonais Jiraiya Goketsu Monogatari, d’abord chef de clan puis ninja. Une chose est sûre, nombreux ont été leurs emprunts et améliorations dus aux échanges commerciaux et de populations, comme dans l’île d’Okinawa, berceau de certains types d’arts martiaux, qui ont pu se mélanger. Dans le cas du développement des traditions purement japonaises qui s’ensuivirent et aboutirent à la perfection de ces troupes, il est incontestable que l’établissement dans ces contrées sauvages et entourées de montagnes, sans grand intérêt économique et protégées des invasions des seigneurs voisins, a sans doute contribué à développer un esprit d’indépendance, et notamment l’absence d’attachement à un seigneur, et aucune réticence morale à se retourner contre d’anciens alliés. Il est difficile de donner une date exacte de l’apparition des ninjas, il s’agit sans doute d’une évolution progressive.

Rokkaku à Magari par le seigneur Ashikaga vers 1487. Nobunaga Oda entre 1579 et 1581. Iga représentait un défi à son autorité. La  mission  d’un ninja est une mission de renseignement, ce qui implique d’éviter le combat à tout prix pour revenir vivant. Mais le ninjutsu comporte aussi des connaissances en météorologie, astronomie, médecine, psychologie, chimie et mathématiques qui ne sont plus enseignées de nos jours. Kunaï : couteau de lancer avec un anneau au bout du manche. Jō : bâton de quatre pieds et d’environ un pouce et demi de diamètre.

Fukumibari : fléchettes plates cachées dans la bouche et destinées à être crachées au visage. Dantôn kïu : arme à feu, sorte de sarbacane métallique, le projectile utilisé étant généralement une bille de plomb. Cette arme peut être utilisée alternativement par les 2 mains. Nekote : bague à épine, souvent enduite de poison, avec laquelle les ninjas frappaient à la manière des osselets. Dresser ici une liste exhaustive des armes du ninpō relèverait de la gageure et, évidemment, il ne saurait être question de parler d’autre chose que des bases et des premiers échelons de connaissance. Le ninja, tel qu’il est perçu à l’époque moderne. Le ninjutsu a été très médiatisé et fortement déformé par le cinéma, dans la continuité de la vague du cinéma d’arts martiaux après la mort de Bruce Lee.

Au début du XXIe siècle, l’école moderne du Bujinkan, fondée par Masaaki Hatsumi, diffuse un enseignement martial qu’il a nommé ninpô. Masaaki Hatsumi étudia divers arts martiaux dans sa jeunesse auprès d’Iwata Manzo, Nawa Yumio et de Toshitsugu Takamatsu qui lui légua les écoles qui sont réunies aujourd’hui sous l’association du Bujinkan. La dernière personne connue à avoir été formée selon la tradition du ninjutsu est Jinichi Kawakami. Directeur honorifique du musée ninja de la région d’Iga depuis plusieurs années, M. Kawakami est également un proche collaborateur de l’université japonaise de Mie sur les recherches concernant la tradition du ninjutsu. Il existe encore quelques écoles dans le monde, en particulier dans le Bujinkan, le Genbukan et le Jinenkan.

Ces trois écoles ont la même source : Toshitsugu Takamatsu, tronc commun aux trois écoles. Elles sont constituées du savoir provenant des anciennes écoles Gyokko Ryû, Togakure Ryû, Shinden Fudô Ryû, Kukishinden Ryû, Kotô Ryû Koppô et TakagiYôshin Ryû. Oscar Ratti et Adele Westbrook, Secrets of the samurai: a survey of the martial arts of feudal Japan, Tuttle Publishing, 1991. Terry Crowdy, The enemy within: a history of espionage, Osprey Publishing, 2006. Frederic, Japan Encyclopedia, Belknap Harvard, 2002. Moriyama, Weekend Adventures Outside of Tokyo, Shufunotomo Co.