Les limites du libéralisme latino-américain PDF

Unis et plus particulièrement de leur politique extérieure. Au cours de l’histoire s’est les limites du libéralisme latino-américain PDF un amour-haine envers les États-Unis. Encore aujourd’hui, les Européens critiquent régulièrement l’ interventionnisme  américain, l’omniprésence de la langue anglaise, etc. L’Amérique fut, très tôt, considérée comme un continent que l’Europe pouvait coloniser.


La fin de la décennie est marquée par une crise économique qui nous permet de réaliser les dégâts du néolibéralisme, une forme d’organisation économique devenue hégémonique depuis la fin de la guerre froide. Elle prône la dérégulation, le repli de l’Etat et la flexibilité du marché du travail – voire le renversement de la politique – ce qui, dans les faits, a favorisé l’enrichissement vorace d’un nombre réduit d’acteurs économiques en même temps que cela provoquait insécurité et perte de droits pour la plupart des citoyens. Pourtant, malgré ces ravages, l’essentiel des règles économiques et morales qui régulent le système économique reste intact, débats et décisions politiques se focalisant souvent non sur les causes politico-morales de la crise mais plutôt sur ses effets à court terme. L’interrogation qui sous-tend cet ouvrage se situe non tant dans une critique du fonctionnement du capitalisme que dans celle de la doctrine qui définit ses fondements : le libéralisme. Partant du constat que le libéralisme s’est naturalisé dans les champs économique, politique et surtout dans l’esprit de la plupart des Occidentaux, Rodrigo Contreras Osorio appelle à la  » dénaturalisation  » du libéralisme en mettant en lumière son discours et ses limites idéologiques. L’ambition de l’auteur est d’alimenter la réflexion pour déconstruire la société de marché afin d’édifier une société des droits, composée de citoyens égaux et différents. L’auteur met en perspective le discours libéral dans une région qui. à maintes reprises, a essayé d’en appliquer les préceptes : l’Amérique latine. Il s’agit de comprendre pourquoi ces essais se sont traduits sinon par un échec, du moins par une instabilité permanente de son système politico-économique. Rodrigo Contreras Osorio applique ensuite ces clés de lecture à un cas particulier, le Chili. Laboratoire des grands projets de société qui ont vu le jour au cours du XXe siècle, ce pays montre tant les limites du libéralisme latino-américain que ses paradoxes comme discours organisateur de la société. Mené avec une grande maîtrise, cet essai, qui avance dans ses réflexions et démonstrations avec vigueur et clarté, en convaincra plus d’un.

Les États-Unis représentaient pour les Européens, la possibilité d’améliorer, leur condition économique. Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale et la défaite du nazisme, le monde connut une bipolarisation entre l’Union des républiques socialistes soviétiques communiste et les États-Unis capitalistes. En outre, c’est un fait que l’espionnage soviétique permit à Moscou de gagner plusieurs années dans la construction de sa bombe atomique. Durant le même temps, la contre-culture américaine, pacifiste, conquérait l’Europe. Les attentats du 11 septembre 2001 provoquèrent un grand élan de sympathie en Europe vis-à-vis des États-Unis. Les adversaires de l’antiaméricanisme accusent notamment leurs adversaires de mauvaise foi. Ainsi, selon Revel, l’antiaméricanisme se définirait tout d’abord par une sélection partisane des preuves.

Les antiaméricains et les proaméricains, déclarés ou non, choisiraient les angles d’attaque sans examiner les arguments qui infirment leurs hypothèses. Détournement du drapeau américain lors de la seconde investiture de George W. La critique économique est, le plus souvent, reliée à une contestation de l’économie de marché par les anticapitalistes et les communistes. 1991, le mouvement altermondialiste a repris cet angle d’attaque.

Européens, beaucoup dénoncent le mépris de l’économie des pays défavorisés ou même les problèmes sociaux liés au capitalisme. Les crises boursières comme le krach de 1929 provoquent une certaine méfiance des pays impactés. Cette idée aboutit en Uruguay à l’enlèvement d’un agent américain, Dan Mitrione, en 1970 puis à son exécution. Dans son ouvrage Un autre monde contre le fanatisme du marché, Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie en 2001, évoque les problèmes que pose le déficit commercial des États-Unis.