Lisbonne Mélodies PDF

Le feu manifeste Agni, un déva. Inde antique par un peuple descendu des plateaux de l’Iran, après la décadence des villes de Mohenjo-daro et de Harappa. Ce peuple arya, organisé en castes complémentaires, assied sa puissance sur la pratique de rites complexes qui intègrent paroles et gestes  magiques . Veda signifie simultanément connaissance intuitive des puissances lisbonne Mélodies PDF lumineuses qui régissent l’existence de la société des aryas, et pratique des méthodes aptes à les influencer.


De Montréal à Lisbonne, une lancinante mélodie en do dièse rapproche les âmes jumelles de deux musiciens apparemment étrangers l’un à l’autre. Une éblouissante variation sur le double et son revers.

Dotées d’un nom qui permet de les évoquer, ces puissances deviennent des devas lumineux. Par l’exercice du rituel védique, les officiants brahmanes renforcent le pouvoir du roi, le raja, et assurent ainsi la prospérité du peuple arya. Sous l’égide des brahmanes l’importance du védisme passe peu à peu du ritualisme à la spéculation cosmogonique. L’anachronisme du védisme ancien et l’éloignement géographique de l’Inde donnent au savant européen un recul énorme. Ce recul pourrait être un gage d’impartialité scientifique qui ne s’est pas toujours vérifiée au cours de l’étude du védisme, depuis deux siècles, en Occident. Le वेद Veda est le fondement même du védisme. Le recueil du ऋग्वेद Rig-véda, collationne sous forme d’hymnes toutes les formules que récite l’officiant hotṛ, chargé de verser au feu les oblations et les libations au cours du sacrifice védique, le yajña.

Rig-Veda, et permet à l’officiant udgātṛ, le chantre, d’accompagner mélodieusement les rites du sacrifice védique, le yajña. Le recueil du अथर्ववेद’ Atharva-Veda, ou  Veda des formules magiques , n’est pas utilisé au cours du sacrifice, le yajña. L’utilisateur de ces textes est un brahmane en fonction de purohita, protecteur du maître de maison. Lire les textes védiques demande une bonne connaissance de la langue sanscrite. L’homme d’aujourd’hui, moyennant dépense de temps et de peine, peut parvenir à lire cette littérature et y trouver intérêt linguistique ou plaisir esthétique. Un sentiment holistique intense soutient la notion intuitive d’un monde dynamique, en mouvement perpétuel, mais indivis.

Les aspects de ce monde ne sont pas conçus comme des parties élémentaires synthétisées en un tout. Ces aspects montrent plutôt des nuances infinies d’un monde très plastique qui amalgame puissances agissantes, phénomènes naturels, états mentaux, et les intègre fortement. Les métamorphoses de ce monde s’opèrent sans le déchirer, des nœuds, des attaches, et des liens constamment se nouent et se dénouent, et l’homme védique désireux d’influencer son destin coopère au moyen du rituel dont toutes les facettes ne tendent qu’à un but : réaliser le bonheur des siens. Comme la course du soleil, l’évolution du cosmos est rythmée par des cycles sans principe et sans fin. Les puissances agissantes du monde védique apparaissent et disparaissent comme autant de naissances et de morts. Ce grand drame cosmique s’articule autour d’un point focal : le यज्ञ yajña, acte sacral dont la complexité correspond à celle de la conception védique du cosmos.

Ces formules utilisent souvent des comparaisons, dont les termes sont considérés comme potentiellement équivalents. L’évocation d’un terme a la même puissance rituelle que celle du second. L’Homo vedicus vit en pleine nature, en ces temps primitifs où l’homme ne prétend pas encore la dominer, mais tente de s’adapter aux circonstances naturelles de sa vie nomade. Il perçoit le dynamisme des événements qui l’entourent comme des phénomènes, des apparitions, des manifestations de puissances agissantes. Il a le sentiment de la présence, derrière ces numina, de forces occultes, de puissances cachées, de pouvoirs invisibles qui deviennent pour lui évidents.