Ma reine infortunée… : Souvenirs de la comtesse d’Adhémar, dame du palais de Marie-Antoinette PDF

Réputé immortel, la tradition alchimique lui attribue la paternité de l’œuvre ésotérique La Très Sainte Trinosophie. Personnage mystérieux entouré de légendes, il a inspiré de nombreuses œuvres littéraires et artistiques jusqu’à nos jours. Quoi qu’il en soit, certains virent en lui le descendant caché de quelque personnalité ma reine infortunée… : Souvenirs de la comtesse d’Adhémar, dame du palais de Marie-Antoinette PDF, et dans cette filiation supposée la raison de son intimité avec le roi Louis XV. Résidant à Londres où il brille dans les salons comme musicien, Saint-Germain quitte la capitale britannique en 1746.


Parmi le flot d’ouvrages qui accompagnent l’étonnant retour en grâce de Marie-Antoinette, voici un livre à part. Retrouvé au hasard d’un rangement de grenier, le document s’est vite révélé trop beau pour être totalement honnête. Un mystère continue de planer sur la genèse de ces Souvenirs. Mais Gabrielle Pauline Bouthillier de Chavigny a bien existé. Epouse en secondes noces du comte Jean-Balthazar d’Adhémar de Monfalcon, ambassadeur du roi à Londres, elle fut bien dame du palais de Marie-Antoinette. Ruinée, elle meurt en 1822. Par bonheur, la plume de la comtesse est alerte. Acérée et pointue le plus souvent. Le livre est un pamphlet, avec pour cible le duc d’Orléans, dépeint comme l’organisateur machiavélique des  » événements affreux qui ont couvert la France de sang et de deuil « . Plume féroce donc – on pense à Saint-Simon -, qui décrit sans pitié, avec l’inimitable liberté d’esprit d’une époque qui n’a pas peur des mots, l’aveuglement d’un monde raffiné et corrompu, le jeu cruel des cabales qui divise et divertit la Cour, tragique Bal des maudits dansant sans le savoir leur dernier menuet au bord de l’abîme. Plume tendresse enfin, quand la  » bonne comtesse  » pleure sa  » reine infortunée « , pauvre papillon tout de grâce et de légèreté voletant au milieu d’un nuage d’insectes prédateurs. Témoignage ? Sans doute. Mais qu’il faut lire comme un roman. D’Alexandre Dumas, bien sûr. Avec allégresse et bonheur. Sans bouder son plaisir. Et sans brider son émotion.

On perd sa trace pendant 12 ans. Pour certains, il se retire en Allemagne où il se consacre à ses recherches chimiques et alchimiques. Pourtant, il est plus souvent à Paris qu’à Chambord. Il se fait présenter à la marquise de Pompadour, qui l’introduit auprès du roi, Louis XV. Si le comte s’est attiré la sympathie du roi, il s’est en revanche aliéné le puissant duc de Choiseul, principal ministre de Louis XV, qui lancera une campagne pour le discréditer. Rapidement, la supercherie est dévoilée et Gauve reconnu.