Mohamed V, le Sultan PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Si ce bandeau n’est plus mohamed V, le Sultan PDF, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Mohammed V, le 5 décembre 1957.


Sidi Mohamed ben Youssef, dit Mohamed V une fois le titre de roi instauré en remplacement de celui de sultan, né le 10 août 1909 à Fès et mort le 26 février 1961 à Rabat, a été sultan (1927-1957), puis roi (1957-1961) du Maroc après l indépendance en 1956.
Il a soutenu à partir de 1944 le principal mouvement indépendantiste marocain, et s est opposé à la poursuite de la domination française. En conséquence, les autorités françaises, dans le cadre du protectorat français au Maroc en vigueur depuis 1912, l ont destitué le 20 août 1953, et contraint à l exil (successivement en Corse puis à Madagascar) jusqu au 16 novembre 1955. Mohamed V demeure pour beaucoup le « père de la nation marocaine moderne ». Il signe en mai 1956 un traité d amitié avec la France qui maintient des forces armées au Maroc jusqu en 1963.
Sur le plan de la politique intérieure, il autorise la création de syndicats mais les troubles et les grèves le conduisent à prendre les pleins pouvoirs dans la dernière année de son règne.
Sur le plan diplomatique, il soutient la décolonisation et l émergence du Tiers-Monde en aidant le FLN algérien pendant la guerre d Algérie puis en soutenant Patrice Lumumba et le Mouvement national congolais lors de l indépendance du Congo belge en 1960.
Il meurt le 26 février 1961 des suites d une banale intervention chirurgicale. Son fils lui succéde huit jours plus tard sous le nom d Hassan II.
Guillaume Jobin, qui vit à Rabat depuis plusieurs années et dirige là-bas l École supérieure de journalisme, rend hommage à cette figure essentielle de la vie politique et sociale du Maroc.

Ce monarque alaouite a soutenu à partir de 1944 l’Istiqlal, principal mouvement indépendantiste marocain, et s’est opposé à la poursuite des dominations française et espagnole. Il est le plus jeune des quatre fils de Moulay Youssef, sultan du Maroc de 1912 à 1927 sous le protectorat français. Les fonctionnaires juifs perdent leur emploi, et beaucoup se recyclent dans le commerce. En outre, il est le premier souverain accueilli en France depuis la victoire. Dès lors, les relations se tendirent avec les autorités françaises, notamment avec le nouveau résident général, le général Alphonse Juin qui applique des mesures sévères et fait pression sur le sultan pour qu’il désavoue l’Istiqlal et se démarque des revendications nationalistes. Intérieur du mausolée Mohammed-V de Rabat en août 2005. Elle soude les Marocains derrière leur sultan et fédère le mouvement nationaliste derrière Sidi Mohammed.

En septembre 1955, le général Georges Catroux le rencontre à Madagascar. Mehdi Ben Barka négocie avec les autorités françaises le retour de Sidi Mohammed. Article du journal la Gazette de Lausanne. Il signe dès mai 1956 un traité d’amitié avec la France qui maintient des forces armées au Maroc jusqu’en 1963. Elles aident Sidi Mohammed à réprimer de nombreuses insurrections, notamment dans le Sud et le Rif. Il prend dès 1957 le titre de roi du Maroc, pour symboliser l’unité du pays malgré les clivages entre arabes et berbères. Sur le plan de la politique intérieure, il permet dès son retour le 1er congrès de l’Istiqlal qui forme différents gouvernements sous son règne.

Il autorise la création de syndicats mais les troubles et les grèves le conduisent à prendre les pleins pouvoirs dans la dernière année de son règne, et il s’oppose à une réforme agraire en faveur des paysans pauvres que demandait la gauche. Sur le plan diplomatique, il est proche de De Gaulle et permet à l’armée française d’exploiter le territoire marocain pour ses opérations contre les indépendantistes algériens. Son fils lui succède huit jours plus tard sous le nom d’Hassan II. Dès l’accession de Mohammed V au trône, les juifs ressentent qu’un changement radical s’apprête à s’instaurer entre les juifs et leur souverain. Le nouveau sultan, qui monte sur le trône en 1927, est exactement à l’opposé de ce qu’attendaient les Français.

Ils voulaient un sultan docile, ils trouvent en lui un nationaliste qui peu à peu s’impose comme chef de file de la lutte pour l’indépendance, et en ce qui concerne les juifs, il fait systématiquement obstruction aux mesures antisémites que le gouvernement de Vichy veut imposer aux juifs du Maroc. Les juifs expriment leur vénération à un souverain, en qui ils trouvent toujours secours et consolation, par des chansonnettes :  Et que Dieu glorifie notre seigneur le sultan, le digne petit-fils de Moulay El Hassan. Qu’il vive toujours dans la loyauté, lui et les membres de sa famille . Le jour de la disparition du souverain, les juifs ressentent une grande peine et sortent dans la rue pour le pleurer et partager le deuil de leurs frères musulmans. Le grand-rabbin de Sefrou, David Obadia, prononce alors cet éloge funèbre :  Éternel, notre Dieu, et celui de nos pères dans ta compassion, Toi qui pardonnes et qui consoles, accueille avec faveur l’âme de notre roi Mohammed le Cinquième. Sidi Mohammed en 1954 avec six de ses enfants, lors de son exil à Madagascar : de g.

De Lalla Hanila bint Mamoun, sa première épouse : S. Grand sceau de Sidi Mohammed ben Youssef , comme là, en 1956. Maroc sous Mohammed V , Telquel online, no 274, consulté le 30 décembre 2010. Pour l’exil à Antsirabé, voir l’article  Un sultan à Madagascar. Histoire du Maroc : de Moulay Idrîs à Mohammed VI, Fayard, coll.

III-5,  Le discours royal de Tanger , p. Proclamation royale du 8 mai 1958 : Traduction du message adressé par S. Textes et documents à l’appui, Rabat, Fanigraph, 2007, 568 p. Mohammed V et l’émancipation politique du Maroc , p. 1953-1956 : le combat pour l’indépendance et le retour d’exil de Mohammed V , p. Le Maroc indépendant sous Mohammed V , p. Pierre Vermeren, Histoire du Maroc depuis l’indépendance, Paris, La Découverte, coll.