S’exprimer couramment en anglais comme en français : Éd. bilingue PDF

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La forme verbale peut se réduire à un radical ou lexème qui lui donne son sens: c’est toujours le cas des langues où il est invariable. Quel point de vue du locuteur sur la réalité peut-il véhiculer ? Quel rôle joue-t-il dans une phrase et quelles relations entretient-il avec les autres constituants ? Dans toutes les langues le nom et le verbe sont les deux principales catégories lexicales. S’appuyant sur des critères sémantiques et la conscience de tout sujet parlant, les grammairiens indo-européens de l’antiquité les définissent en les opposant l’un à l’autre : le nom renvoie aux êtres et aux choses alors que le verbe désigne un processus. Pareille distinction relève du bon sens et reflète les Catégories de la pensée définies par Aristote, substance pour les noms, action et passion pour le verbe particulièrement pour les langues indo-européennes et bien d’autres où le verbe est conjugué. La linguistique privilégie les caractéristiques morphosyntaxiques plus rigoureuses pour définir le verbe que son sémantisme tout en adoptant deux approches.

Hagège, Le critère de l’opposition verbo-nominale est morphosyntaxique. S’il ne l’était, comment les langues exprimeraient-elles deux sens plus ou moins voisins par deux choix thématiques différents : ex. Le verbe est la catégorie grammaticale qui présente la plus grande variabilité, n’exprimant que son sens ou y ajoutant les valeurs les plus diverses. Tu ne pourras pas le faire attendre.

Dans les langues isolantes le verbe est invariable et ne se conjugue donc pas. Tel quel, il peut renvoyer à n’importe quel temps. La phrase en vietnamien : Tôi đi chợ mua gạo peut se comprendre je vais au marché acheter du riz, mais aussi je suis allé ou j’irai. Rien ne le distingue morphologiquement d’un nom ou d’une autre catégorie grammaticale. Il est éventuellement complété par une particule, un adverbe pour préciser, si nécessaire, un aspect, un temps, une voix ou une modalité. Les langues agglutinantes connaissent une relative stabilité du radical, mais à celui-ci s’ajoute un nombre plus ou moins grand de suffixes, comme on le voit dans l’exemple turc précédent. Ces affixes ne renvoient qu’à un seul trait grammatical et une caractéristique grammaticale est notée par le même affixe.