Sade : Oeuvres, tome 2 PDF

Il s’est surtout fait connaître par la réédition d’œuvres oubliées, proscrites ou considérées comme marginales et la publication de nouveaux auteurs dont beaucoup ont été des best-sellers. Sade sous son propre nom d’éditeur, sortant le  divin marquis  de la clandestinité. En 1949, il fonde la première Librairie sade : Oeuvres, tome 2 PDF Palimugre, rue de Vaugirard.


Qu’attendons-nous aujourd’hui de Sade ? Y aurait-il enfin des raisons avouables de le lire ? Et faut-il ranger ses ouvres sur le deuxième rayon de notre bibliothèque (de préférence derrière les volumes de la comtesse de Ségur) ou les exposer à la convoitise des visiteurs sur une étagère au-dessus de tout soupçon, entre Rousseau, qu’il a lu, et avec quelle attention, et Sainte-Beuve, qu’il l’a lu, et qui s’en excuse ? Quoi que l’on décide, l’heure est sans doute venue de faire au divin marquis une place dans la bibliothèque imaginaire de nos plaisirs (intellectuels) et de notre admiration. L’ouvre pourtant n’a pas changé mais, souvent classés parmi les livres qu’on ne lit que d’une main, trop longtemps réservés aux psychiatres en quête de symptômes, les écrits de Sade existent désormais par eux-mêmes, pour ce qu’ils sont, des textes littéraires. Il y a quelque chance que leur entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade marque, selon la formule de Michel Delon, leur sortie définitive de l’enfer des bibliothèques.Sade, décidément, n’est pas un écrivain comme les autres. Mais c’est un écrivain – et le concept de « sadisme » ne suffit certes pas à le définir. En doute-t-on encore ? Il n’est que de le lire pour s’en persuader.

En 1956, il est surveillé par la police. La déposition de Bataille est restée fameuse, contribuant autant à la reconnaissance de la valeur philosophique et éthique de l’œuvre de Sade qu’à celle du travail d’éditeur de Pauvert :  c’est ici la philosophie que je représente j’estime que pour quelqu’un qui veut aller jusqu’au fond de ce que signifie l’homme, la lecture de Sade est non seulement recommandable, mais parfaitement nécessaire. Il continua à publier et à réimprimer Sade et ne fut plus jamais poursuivi de ce chef. Après quelques années d’observation, d’autres éditeurs français l’imitèrent sans être inquiétés : grâce à l’acharnement de Pauvert,  Sade était enfin libre. En 1964, il réédite les œuvres complètes d’Élie Faure en trois tomes, sous la direction d’Yves Lévy.

En 1967, il publie une biographie, rédigée par Jean Nohain, du pétomane Joseph Pujol, artiste phénomène qui donnait des spectacles de pets fort prisés au début du siècle. En 1972, l’un de ses auteurs, Jean Carrière, obtient le prix Goncourt pour son roman L’Épervier de Maheux. Commence le temps où il mène de front son métier d’éditeur et celui d’auteur, car il a entamé l’immense travail de mise en perspective depuis les premiers signes de l’écriture jusqu’à nos jours d’une Anthologie historique des lectures érotiques, dont il fait précéder chaque extrait d’un texte de présentation historique. La publication des cinq volumes sera échelonnée de 1979 à 2001.

En 1982, il révèle Brigitte Lozerec’h en publiant son premier roman L’Intérimaire, en coédition avec Julliard. Ce livre connaît un immense succès et sera traduit en plusieurs langues. Annie Le Brun insère une dédicace en forme d’hommage,  Pour Jean-Jacques Pauvert , dont elle dit que sa relation à Sade  outrepasse le domaine de l’édition. De 1981 à 1983, il publie deux romans de Françoise Sagan, Un orage immobile en coédition avec les Éditions Julliard, puis La Femme fardée en coédition avec Ramsay. Ce dernier demeure le plus fourni, le plus épais de toute l’œuvre de Sagan avec ses 500 pages. En 1991, il dirige la réédition des œuvres de Guy Debord aux éditions Gallimard. Une exposition organisée à la Maison de la Culture de Rennes du 10 janvier au 2 mars 1980, sous le titre L’Univers de Jean-Jacques Pauvert, lui a rendu un vibrant hommage.

Il est également le père de Camille Deforges, née en 1966, et dont la mère est Régine Deforges, avec qui Pauvert a eu une longue liaison. Régine Deforges a toujours favorisé les liens entre sa fille et son père, Pauvert l’a reconnue quand elle a eu quarante ans. Après la mort de Christiane, Pauvert a épousé Brigitte Lozerec’h le 25 avril 2014 à la mairie du Rayol-Canadel-sur-Mer, comme l’a révélé le quotidien Var-Matin du 26 avril 2014. Les éditions Jean-Jacques Pauvert sont toujours restées propriété de leur créateur. Robert Laffont, 1986-1990 Prix des Deux Magots. Guy Debord, Correspondance, volume 7, Fayard, 2008 Les lettres de Guy Debord à Jean-Jacques Pauvert sont regroupées dans ce volume. Jean-Jacques Pauvert, La Traversée du livre, Mémoires, Paris, Viviane Hamy, 2004, p.

Qui deviendra sa troisième et dernière épouse. Anthologie 1953-1968, établie et commentée par Jean-Marie Lhôte, Berg international éditeurs, 2009, 640 p. Jean-Jacques Pauvert, Anthologie historique des lectures érotiques, vol. Anthologie historique des lectures érotiques, vol.

Ce texte a été republié aux éditions Allia, collection  Livres d’art , 2011. Jacques Chardonne, Paul Morand, Lucien Rebatet, le retour des pestiférés , Jérôme Dupuis, lexpress. C’est Jean-Jacques Pauvert qui la contacte et lui envoie des fleurs, suite à son passage dans l’émission de télévision Apostrophes, du 10 février 1978, où elle fait scandale en présentant son pamphlet Lâchez tout. Annie Le Brun, Soudain un bloc d’abîme, Sade, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1986, p. Losfeld, Endetté comme une mule, ou la Passion d’éditer, Paris, Pierre Belfond, 1979, p. Annie Le Brun,  Un sauvage honnête homme , dans L’Univers de Jean-Jacques Pauvert, Rennes, Maison de la culture, 1980, repris dans À distance, Paris, Jean-Jacques Pauvert aux éd.