Simplifiez votre vie en 7 jours : une semaine pour mettre de l’ordre dans votre vie et vous sentir mieux au travail comme à la maison PDF

Please forward this error screen to ns7. Comédie produite par Djamel Bensalah, Neuilly sa mère raconte l’histoire de Sami, 14 ans. Sorti en salles en 2009, le film a connu un grand succès, en se classant au 17ème rang du box-office français, devant par exemple Very Bad Trip et juste derrière Simplifiez votre vie en 7 jours : une semaine pour mettre de l’ordre dans votre vie et vous sentir mieux au travail comme à la maison PDF 117.


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C’est même ce dont se vante explicitement le réalisateur Djamel Bensalah, dans un entretien réalisé à l’occasion de la sortie du DVD :  Je voulais faire un film qui tape sur tout le monde mais qui ne fait de mal à personne. Il n’y a pas de parti pris méchant, ni de prosélytisme. On ne dit pas que les riches sont des salauds et les pauvres des gens merveilleux, on ne dit pas l’inverse non plus. C’est un film qui crée du lien social. La confrontation de ces deux mondes également caricaturés est censée donner au film une vertu réconciliatrice. Ainsi, d’après Le Monde, le film agit  comme un onguent délicat sur la crispation sociale quotidienne dont les banlieues sont le symptôme . Une telle lecture du film nous apparaît extrêmement superficielle, voire aveugle.

Ce dernier a effectivement recours à la caricature tant à l’égard des bourgeois de Neuilly que des  jeunes des banlieues , mais il serait très naïf d’en conclure à une absence de parti pris de la part du film. Le problème, c’est que Neuilly-sa-mère n’est pas une daube parmi tant d’autres : c’est une comédie récente ayant eu un énorme succès en France et qui réussit l’exploit de faire passer un discours raciste, islamophobe, et stigmatisant à l’égard des immigré-e-s et de leurs descendant-e-s pour un hymne à la réconciliation fraternelle et au  vivre-ensemble . Il serait difficile de décrire dans le détail la totalité des horreurs véhiculées par le film. Au contraire, le film dévalorise systématiquement, et de façon massive, les banlieues et celleux qui y résident. Cette dévalorisation n’est en rien  équivalente  au traitement de Neuilly-sur-Seine dans le film.

Le film dresse aussi explicitement, par l’intermédiaire du personnage de Sami, un portrait de l’immigré parfait : barbare potentiel, mais qui réussira peut-être à s’intégrer s’il réussit à dompter ses instincts violents pour adhérer aux belles valeurs françaises. Le film est censé nous montrer avec humour la rencontre de deux mondes très différents, sans hiérarchisation ni parti pris. Ce présupposé est totalement faux, puisqu’en fait la supériorité de Neuilly est montrée et affirmée tout au long du film. Une supériorité physique Dès les premières minutes du film, la supériorité physique des filles blanches et blondes est posée comme une évidence, puisque Sami déclare Mon truc c’est les blondes. Et là, je vous l’accorde, je suis comme tous les rebeux de cité. Sami dévoile au prêtre ses difficultés à conquérir Marie :  là ça va être difficile. Elle est belle, elle est riche, elle est blonde.

Moi, jsuis pas riche et jsuis pas blond. Une supériorité culturelle Sami est propulsé dans un monde dont il ne maîtrise pas les codes culturels, ce qui donne lieu à des situations cocasses. La caricature semble équitable au moins dans une séquence du film, où trois camarades de classe de Sami tentent de faire du rap devant lui et se ridiculisent. Il semble donc que tout le monde en prenne également pour son grade : chacun est étranger à la culture de l’autre. Malgré cette séquence, le film matraque le fait que la culture de Neuilly est supérieure par essence à la culture détenue par Sami, présentée comme une sous-culture. C’est ce qui apparaît clairement lorsque la culture de Marie est confrontée à la culture de Sami.