Sociétés animales et sociétés humaines PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, sociétés animales et sociétés humaines PDF-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le grégarisme, ou grégarisation, est la tendance des individus de nombreuses espèces animales à se regrouper en sociétés plus ou moins structurées. La science qui a pour objet l’étude des sociétés animales est la sociobiologie.


Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.

Dans la nature, il existe plusieurs types de sociétés possédant des niveaux d’organisation variables. Le niveau le plus élevé est atteint par les organismes multicellulaires, véritables colonies de clones cellulaires, pouvant compter des trillions d’individus. Banc de perches à raies bleues. Les comportements de soins aux petits permettent d’augmenter le nombre de petits amenés à maturité. Puisqu’ils augmentent directement le taux de reproduction du porteur de ces comportements leurs sélections ne nécessitent que le mécanisme de sélection utilitaire. En séparant les tâches de protection des petits et de recherche de nourriture, le couple décuple le nombre de petits amenés à maturité. Par contre, les conjoints ne possèdent aucun apparentement et les pressions de sélection sur les mâles et les femelles sont contradictoires.

C’est le mécanisme de sélection sexuelle qui permet d’expliquer l’apparition de l’altruisme chez les conjoints. Dans tous les groupes zoologiques, les comportements altruistes entre conjoints dérivent phylogénétiquement des comportements de soins aux jeunes. L’évolution récupère toujours les comportements déjà inventés et les modifie, souvent de façon purement décorative. Un mécanisme de reconnaissance entre conjoints est par contre indispensable. Les familles monogames et polygames sont les deux variations possibles, la polyandrie étant, à toute fin pratique, inexistante.

Les petits groupes familiaux apparaissent lorsque les nouvelles générations s’impliquent dans l’élevage de la progéniture. C’est le mécanisme de la sélection de parentèle qui permet d’expliquer l’apparition de l’altruisme des frères et sœurs les uns envers les autres. Les comportements altruistes entre membres dérivent encore phylogénétiquement des comportements de soins aux jeunes. Nous voyons par contre apparaître un mécanisme de reconnaissance de l’apparentement permettant de moduler les comportements altruistes et malveillants en fonction de la distance génétique. S’il s’agit de proies, de nouveaux comportements peuvent apparaître tel le guet collectif ou avec tour de garde et la mobilisation contre les prédateurs. Chez les prédateurs, des comportements de chasse en groupe et de partage de la nourriture peuvent apparaître. Ici, plusieurs individus non-apparentés coexistent sur un territoire restreint ou se déplacent ensemble.

Il en existe trois types selon le niveau de socialisation précédemment atteint. C’est le mécanisme de sélection de groupe qui permet d’expliquer l’origine de ce type de groupement. Habituellement, les individus s’isolent pour la reproduction. Ils peuvent ou non avoir franchi l’étape d’élevage de la progéniture. Il peut s’agir ou non de familles nucléaires.