Tonnerre de Brenne ! PDF

La société gérante fut tonnerre de Brenne ! PDF les premières cotées à la Bourse de Paris. Crue de l’Ouche du 30 septembre au 2 octobre 1965, inondation du port du canal et du quai Nicolas Rolin à Dijon. La construction du canal de Bourgogne est envisagée dès le règne d’Henri IV vers 1605. De tous les canaux envissagés en France sous l’Ancien Régime, il apparut comme le plus ambitieux et le plus nécessaire, permettant de relier la Manche à la Méditerranée, d’où le nom de « canal des Deux-Mers » qu’on lui attribue parfois.


-Phil (les pieds dans le plat) : Héhé ! Une affaire vieille de trois siècles ! Donc, niveau taquinage de tarin, on tape dans l’millésimé ! Une authentique histoire de pirates et de trésors… aux Antilles ! Une aventure sur fond de meurtre… en Bourgogne ! qu’est-ce tu dis d’ça ?!

Et voilà. Tout ce qu’il ne fallait pas dire !… J’étais à deux doigts d’enfoncer la tête dans le seau à glace…

-Greta (stupéfaite) : Ça alors !… Oh ! Gabriel, je vous en prie, éclairez-moi ! Je suis déboussolée ! Quel est ce lien entre les Antilles, la Bourgogne et le trésor ?
-Gabriel (réaliste) : Oui, enfin… trésor longtemps cherché et jamais trouvé ! La magie est dans la quête, paraît-il ! L’affaire s’est produite au printemps 1666… une nuit de mars, disparaissait Louis-Jean Brenne, mon aïeul… alors que Jacques, son ami d’enfance mourrait assassiné dans le moulin familial. (…)

Finalement le tracé passant par l’Armançon, la Vandenesse et l’Ouche est retenu. Plusieurs solutions furent en effet envisagées jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. La plus connue est celle de l’ingénieur dijonnais Thomassin qui, à la demande de Vauban en 1696, envisagea une jonction de la Saône à la Loire par le Charolais. Sous la Régence, apparut le projet de l’ingénieur La Jonchère qui opta pour la jonction de la Saône à l’Yonne par l’Ouche et l’Armançon. Contre toute attente, le projet d’Abeille se vit préférer celui de Pierre-François Merchand d’Espinassy qui obtint des lettres patentes pour la construction du canal en 1729. D’Espinassy décéda avant d’avoir pu satisfaire aux conditions demandées dans les lettres. La monarchie entendait désormais s’affairer seule au projet contre toute autre prétention.

1774 il précise que le budget royal financera les travaux sur le versant Yonne tandis que les États de Bourgogne prendront en charge la construction de la section située sur le versant Saône. Les premiers travaux démarrent en 1777 sur la section Laroche à Tonnerre. En 1781 la section entre Dijon et la Saône sont à leur tour entamés. Les travaux sont progressivement arrêtés durant la Révolution française entre 1790 et 1795.

Une ouverture partielle a lieu dès 1808 entre Dijon et Saint-Jean-de-Losne, offrant ainsi un accès à la Saône, et, par là même, au sillon rhodanien. Le canal de Bourgogne est, à l’époque de sa construction, un exploit technique et un chef-d’œuvre de génie civil mais son utilisation n’a jamais été à la hauteur des ambitions de ses promoteurs. Pouilly-en-Auxois : l’étroitesse de ce tunnel ne permet pas à deux péniches de se croiser. La concurrence du transport routier, sensible dès 1930, et qui alla en s’accentuant jusqu’à lui ôter l’essentiel de son trafic commercial au tournant des années 1970. Le canal de Bourgogne, d’abord conçu comme une voie de communication permettant de relier aisément Paris et le sud de la France, ne dessert pas de grands centres industriels et commerciaux ou des bassins de population qui auraient pu lui assurer un trafic assuré à son ouverture. Le port fluvial de Dijon, aujourd’hui connu sous le nom du « port du canal », et celui de Montbard, qui approvisionnaient leurs cités respectives.

1960, la desserte de la cimenterie et la carrière de Crugey dans le département de la Côte-d’Or. Plusieurs scieries installées sur ses berges, en particulier dans le département de l’Yonne. Le chemin de halage le long du canal est accessible aux vélos de bout en bout. De nos jours, le canal de Bourgogne est ouvert d’avril à fin octobre et est exclusivement destiné à la navigation de plaisance. Il est devenu en quelques années un atout important du tourisme en Bourgogne. Depuis plusieurs années, un programme de rénovation et de valorisation est en cours de réalisation. Dans ce cadre, un centre d’interprétation du canal a été construit en 2004 à Pouilly-en-Auxois sur des plans tracés par l’architecte japonais Shigeru Ban.

Une véloroute est aménagée sur les berges du canal, reprenant le tracé du chemin de halage. L’itinéraire cyclable compte 227 kilomètres de Migennes à Dijon. 113 sont situées sur le versant de l’Yonne et 76 sur le versant de la Saône. Pouilly-en-Auxois se déversent dans le bief de partage des eaux.

La rigole du réservoir de Grosbois traverse la montagne de Soussey dans un souterrain long de 3 705 m. L’altitude passe sur ce tronçon de 137 mètres à 209 mètres. Le canal franchit sur cette section d’une cinquantaine de km de long un important dénivelé : l’altitude de 209 mètres à Montbard passe à 378 mètres à l’arrivée à Pouilly-en-Auxois. Autrefois, un toueur utilisant l’énergie électrique fournie par une ligne aérienne tirait les péniches à travers le tunnel. Ce bateau désormais désarmé est exposé sur les quais du port de Pouilly-en-Auxois sous une structure semi-cylindrique transparente.