Une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya PDF

L’islam est aujourd’hui la deuxième religion en France après le christianisme. Essentiellement issues de l’immigration connue par la France à partir des années 1960, les populations musulmanes sont aujourd’hui souvent de deuxième, de troisième voire de quatrième génération. En l’absence de recensements une voie soufie dans le monde : la Shâdhiliyya PDF portant sur la religion, il est assez difficile de chiffrer avec précision le nombre de musulmans en France. La vaste majorité des musulmans de France est sunnite.


L’espace égyptien, où la voie soufre des Shâdhilis a vu le jour, est riche des sanctuaires de ses trois premiers maîtres ; Abû l-Hasan al-Shâdhilî, Abû l-‘Abbâs al-Mursî et Ibn ‘Atâ’Allâh. La Shâdhiliyya, fondée au XIIIe siècle, a pourtant une origine maghrébine. En effet, Ibn Mashîsh, l’ermite du Rif marocain, transmit son « secret » à son unique disciple, al-Shâdhilî, qui hérita également d’Abû Madyan, le saint de Tlemcen. Voie royale au Maghreb et au Proche-Orient, la Shâdhiliyya s’est diffusée dans une grande partie du monde musulman. Profondément ancrée dans les sources scripturaires de l’islam, elle a attiré maints oulémas de renom. Elle dispense un enseignement initiatique dense, et a su expliciter celui d’Ibn ‘Arabî, si controversé en milieu exotériste. Fruit d’un colloque qui s’est tenu à la Bibliothèque d’Alexandrie, cet ouvrage suit la Shâdhiliyya dans ses développements doctrinaux et son extension
spatio-temporelle. La voie est présente depuis près d’un siècle en Occident, et a entraîné dans son sillage des intellectuels tels que René Guénon, qui contribuent, de nos jours encore, à faire connaître le patrimoine soufi universel.

Article détaillé : Histoire de l’islam en France. Montpellier au cours du XIIe siècle. En 1536, l’alliance franco-ottomane qui durera jusqu’à la campagne d’Égypte en 1798, tente de mettre fin au corso des barbaresques. Les razzias des barbaresques seront définitivement arrêtées après la prise française d’Alger en 1830. République française, et notamment d’un département de plein exercice avec l’Algérie, faisant de l’islam la seconde religion de France. Pendant la Première Guerre mondiale, 132 000 migrants Nord-Africains viennent travailler en France métropolitaine, et d’autres sont enrôlés dans l’armée.

La grande mosquée de Paris est inaugurée en 1926, afin d’offrir un lieu de culte aux musulmans de Paris, de plus en plus nombreux. Par principe, la République française s’interdit de poser la question de l’appartenance religieuse dans les recensements légaux, qui sont obligatoires. L’INSEE et l’INED coréalisent notamment une étude intitulée  La pratique religieuse influence-t-elle les comportements familiaux ? Les sociologues s’appuient donc sur plusieurs types d’informations : les sondages commandés par divers organismes sont pris avec précaution car se déclarer catholique, protestant ou musulman peut recouvrir des réalités très différentes. Ceci explique que les différentes estimations arrivent à des chiffres parfois très différents selon que l’on définisse comme musulman une personne de foi musulmane ou tout simplement une personne appartenant à cette catégorie  néo-ethnique  quelle que soit sa confession.

D’autres estimations avancent un nombre de musulmans compris entre 3,1 et 3,7 millions au recensement de 1999 : ce recensement a en effet été complété par une enquête Familles, qui permet d’en exploiter mieux les données. Les deux auteurs soulignent que ces estimations concernent le nombre de musulmans potentiels, c’est-à-dire dont un ou plusieurs des ascendants directs sont issus d’un pays à majorité musulmane. L’auteur précise que les personnes de  culture musulmane , c’est-à-dire venant d’une famille musulmane mais se déclarant sans religion ne sont pas comprises dans cette estimation, ce qui explique le décalage avec les chiffres fournis par les estimations habituelles. 2008  souffre de faiblesses méthodologiques  car elle ne  porte que sur un panel de 21 000 personnes âgées de 18 à 50 ans, laisse de côté les plus jeunes et les plus vieux ainsi que les personnes non recensés soit plus de la moitié de la population concernée.