Vallée du Rhône : Côte Rôtie, Saint-Joseph, Hermitage… PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les vignobles sont caractérisés par des sols en pente et des murs en pierre. Le nom  Côte-Rotie  renvoie à l’exposition dont bénéficient ces sols en pente. Vallée du Rhône : Côte Rôtie, Saint-Joseph, Hermitage… PDF réputation des vins d’Ampuis, tout au cours du Moyen Âge, est cantonnée à Lyon qui absorbe sa production.


Ce troisième volume de la collection propose de découvrir, de Vienne à Valence, les grands vignobles du nord de la vallée du Rhône. Depuis deux mille ans, Hermitage, Côte Rôtie, Saint-Joseph et Condrieu sont réputés parmi les plus grands terroirs de la planète. Leurs paysages spectaculaires, enracinés sur des pentes vertigineuses, illustrent de manière éclatante leur renommée. Au fil des pages de ce guide pratique, Le Figaro et La Revue du vin de France vous livrent une sélection exigeante des meilleurs vins issus de ces vignobles, en indiquant leur prix. Chaque cru a été dégusté, commenté et noté par des experts. Pour les servir, un grand sommelier vous livre ses conseils, et nous vous suggérons des recettes afin de réussir l’accord mets et vins parfait. Vous disposerez également des principales adresses pour acheter à la propriété ou chez des cavistes. Enfin, des fiches pratiques de dégustation vous permettront de conserver la mémoire de vos meilleures bouteilles. Choisir et déguster devient, avec cette collection d’ouvrages consacrée aux vins, un art à la portée de tous,

C’est à l’époque du seigneur de Maugiron que le château d’Ampuis a été le lieu d’une première gastronomique. En effet, c’est en 1553 que furent servis à des convives de curieux et énormes volatiles : les premiers dindons jamais servis en France. 300 hectares et produisaient un vin de grande réputation. Le vignoble atteignit son apogée en 1890.

Toutes les terrasses orientées vers le midi étaient cultivées. La crise du phylloxera, puis les deux guerres mondiales aboutirent presque à la disparition du vignoble, puisque dans les années 1950, seulement 40 hectares étaient exploités. Dans les années 1970, une nouvelle génération de vignerons mise à nouveau sur le travail de la vigne et sur la qualité. Durant les années 1980 et 1990, les parcelles sont restructurées et de nouvelles parcelles sont replantées en ceps. Depuis 2012, ce vignoble fait partie du label Vignobles et Découvertes, visant à promouvoir les destinations œnotouristiques en France. Plus que Côte-Rôtie, qui ne pose aucun problème étymologique, c’est Ampuis, le centre de ce vignoble, qui apporte des indications sur ses origines. Situé à 30 km au sud de Lyon, le vignoble s’étend sur trois communes du Rhône et sur 3 kilomètres de long.

Les vignes sont orientées sud-est et installées à flanc de coteaux sur des terrasses caillouteuses, les  chayets ,  chaillés  ou  chaillets , soutenues par des  cheys , murets de pierres à la patine brune. Le terroir est divisé plusieurs secteurs, dont deux célèbres séparés par un ruisseau : la Côte Brune au nord d’Ampuis, et la Côte Blonde, au sud, dont la légende veut que les noms proviennent des deux filles héritières du noble Maugiron dont l’une était brune et l’autre blonde. Le terroir est composé d’un socle de micaschiste recouvert ponctuellement par des éboulis. Le sol qui le recouvre est dur, acide, composé essentiellement de pierres avec un léger couvert sableux et granuleux. Ce terroir viticole est exposé plein sud avec des étés chauds et ensoleillés, des automnes doux et une pluviométrie bien étalée mais avec des hivers rigoureux, où la sensation de froid est renforcée par la bise.

Les frimas sont courants et les températures varient généralement d’une dizaine de degrés au plus pendant la journée. Saint-Cyr-sur-le-Rhône avec ses 12 lieux-dits classés, Ampuis avec ses 48 lieux-dits et Tupin-et-Semons. Plus que dans d’autres terroirs des côtes-du-rhône, les lieux-dits ont ici une importance plus que séculaire. Les côtes sont si escarpées que certaines terrasses n’ont pas plus de six pieds de vigne. Co-fermentation de syrah et de viognier. Les producteurs le font généralement vieillir de un an et trois ans avant de le commercialiser, le cahier des charges ne stipulant rien à ce propos.