Voyages et aventures de l’esprit PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Voyages et aventures des trois princes de Serendip, communément appelé Les Trois Princes de Voyages et aventures de l’esprit PDF, est un conte persan publié en 1557 par l’imprimeur vénitien Michele Tramezzino. Armeno ait existé ailleurs que dans l’esprit fertile de Tramezzino.


Voici des textes inédits d’Alexandra David Neel, retrouvés par Marie-Madeleine Peyronnet et Marc de Smedt dans sa maison de Digne où elle termina ses jours en 1969. Ce recueil est d’autant plus intéressant qu’il couvre tout le champ de son existence aventureuse, de la Belgique à la Tunisie, de la Corée au Japon, du Sikkim à l’Indochine, de l’Inde au Tibet. Toute sa philosophie se trouve exposée ici, ainsi que sa réflexion spirituelle alimentée par la rencontre de grands maîtres et ermites en Orient et par les textes sacrés qu’elle traduisait ellemême.
A la suite de ces vingt-deux écrits essentiels, on lira le vibrant hommage posthume qu’adressa l’actuel Dalaï-Lama en 1982 à cette grande dame de l’esprit.

L’ouvrage rencontra un grand succès, puisqu’une deuxième édition parut en 1584, ainsi qu’une traduction en allemand en 1583 et une première traduction en français en 1610. Les Trois Princes de Serendip raconte l’histoire de trois hommes partis en mission, qui, sur leur chemin, ne cessent de trouver des indices en apparence sans rapport avec leur objectif, mais en réalité nécessaires. Il s’inspire d’épisodes de la vie du roi de Perse Vahram V, qui régna sur l’Empire sassanide de 420 à 438. C’est à cette version et sa traduction anglaise parue en 1722 sous le titre Travels and Adventures of Three Princes of Sarendip que se réfère Walpole lorsqu’il crée le mot serendipity.

Serendip désignait en vieux persan l’île de Ceylan, de nos jours Sri Lanka. Le mot vient de l’arabe Sarandib, déformation du tamoul Seren deevu, qui vient lui-même du sanscrit Suvarnadweepa signifiant  île dorée . L’histoire raconte que le roi de Serendip envoie ses trois fils à l’étranger parfaire leur éducation. En chemin, ils ont de nombreuses aventures au cours desquelles ils utilisent des indices souvent très ténus grâce auxquels ils remontent logiquement à des faits dont ils ne pouvaient avoir aucune connaissance par ailleurs. Cependant Zadig va plus loin que les trois princes de Serendip en ce sens qu’il utilise la science de son temps, un  profond et subtil discernement , pour parvenir à ses conclusions. Il introduit également le suspense dans son récit, alors que dans la tradition du conte oriental le lecteur est averti dès le départ que les trois frères n’ont pas vu l’animal, ce qui renforce le raisonnement indiciaire de Zadig pour se rapprocher de la méthode scientifique.

Cependant, les inférences issues de cette succession de raisonnements inductifs ne constituent qu’une part de ce que la sérendipité offrira aux trois frères dans le reste du conte. Si celles-ci sont dues à leur capacité de raisonnement, les récompenses non cherchées viennent plus tard. Ainsi, lorsqu’ils rencontrent par hasard et délivrent une jeune esclave dans la forêt, il s’agit aussi d’une situation  serendipiteuse . Les trois fils du roi de Serendip refusèrent après une solide éducation de succéder à leur père. Il partirent à pied pour voir des pays différents et bien des choses merveilleuses dans le monde. Un jour, ils passèrent sur les traces d’un chameau.

L’aîné observa que l’herbe à gauche de la trace était broutée mais que l’herbe de l’autre côté ne l’était pas. Il en conclut que le chameau ne voyait pas de l’œil droit. Le cadet remarqua sur le bord gauche du chemin des morceaux d’herbes mâchées de la taille d’une dent de chameau. Il reconnut alors que le chameau aurait perdu une dent. Tout en marchant, un des frères observa des colonnes de fourmis ramassant de la nourriture. De l’autre côté, un essaim d’abeilles, de mouches et de guêpes s’activait autour d’une substance transparente et collante.